Aller au contenu principal

Sylvain Fioleau, éleveur en Vendée
« Dans notre élevage laitier, 100 % des vêlages ont lieu dehors »

« Dans notre élevage laitier, 100 % des vêlages ont lieu dehors »
© S. Fioleau
Sylvain Fioleau, éleveur en Vendée © C. Pruilh
« Cela fait plus de dix ans que nous faisons vêler nos 105 vaches dehors, dans une parcelle dédiée. C'est un gain en temps de travail et nous n'avons quasiment pas de problème de santé des veaux. Nous faisons vêler à deux périodes : d'avril à juin et de septembre à novembre. Nous avons quasiment zéro problème de santé au printemps, et rarement sur septembre et octobre. Les soucis commencent en novembre, avec un microbisme et un climat plus défavorables.

La parcelle fait un hectare, juste à côté des bâtiments pour pouvoir assurer la surveillance. Le soir, il y a toujours quelqu'un qui passe les voir. C'est très rare qu'on ne voit pas un vêlage.

Haie, abreuvoirs et fil de séparation des vaches

La parcelle est rectangulaire, tout en longueur comme un couloir, avec trois abreuvoirs espacés de 80 mètres, répartis sur la longueur, pour être sûr que les vaches aillent bien toutes boire. Il y a également un râtelier de foin. Nous y mettons les vaches 15 jours avant le vêlage. La forme en couloir permet de réduire facilement la taille de la parcelle avec un fil avant et arrière pour éviter qu'elles pâturent trop. Pour éviter les fièvres de lait, on gère la surface en fonction du nombre de vaches présentes et du stade de l'herbe. Ces vaches en préparation au vêlage ont aussi accès à l'auge des laitières, après le passage de celles-ci. Pour le bien-être des animaux, il y a une grande et longue haie le long de la parcelle qui permet aux animaux de s'abriter.

Après le vêlage, si le veau tète bien, l'objectif est de le laisser avec sa mère 48 à 72 heures maximum pour qu'il prenne le colostrum. Si le veau ne tète pas (ventre vide, meuglements, signes de faiblesse), on l'emmène dans la nurserie, on trait le colostrum de sa mère et on le donne au veau. Les fils avant et arrière permettent aussi de séparer certaines vaches. Par exemple, si une vache pousse une autre qui vient de vêler pour s'occuper de son veau à sa place. On la sépare pour que le veau puisse téter sa mère. C'est déjà arrivé qu'on laisse un veau un peu trop longtemps avec sa mère, jusque quatre jours. Le veau est alors plus sauvage, plus difficile à prendre. Et il est arrivé qu'une vache tente de nous empêcher de prendre le veau. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Ferme des 1000 vaches: les porteurs du projet déboutés par le Conseil d'Etat
Dans une décision rendue le 23 septembre, le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de la société exploitant la ferme des 1000 vaches…
Le chantier du nouveau bâtiment pour les vaches taries du Gaec Losser.
« Avec la hausse des prix des matériaux, notre nouveau bâtiment coûte 20 % plus cher que prévu »
Alexis Losser, un des quatre associés du Gaec Losser, en plaine d’Alsace dans…
La collecte des cinq principaux bassins exportateurs a été moins dynamique en juillet, comparée au printemps.
Des marchés laitiers fermes en lait conventionnel
À la mi-septembre, les cotations des produits laitiers se redressent.
Le robot d'alimentation sur roues alimenté par une cuisine revient, pour un troupeau de 300 VL, plus cher qu'une remorque mélangeuse ou qu'une désileuse automotrice, selon l'étude.
Combien coûte un robot d’alimentation aux 1000 litres de lait ?
L’enquête sur l’automatisation de l’alimentation en élevage bovin, publiée en 2020 par l’Idele et les chambres d’agriculture des…
HADN : SILpp2, une couverture de silo consommable
HADN : SILpp2, une couverture de silo consommable

« Fini les bâches en plastiques qui font perdre un temps fou et causent de nombreuses difficultés à chaque fois qu'…

« Avec la bio, nous vivons bien avec 60 vaches à 8 500 litres »
« Avec la bio, nous vivons bien avec 60 vaches à 8 500 litres »
Dans la Loire, le Gaec des Gauds a réussi sa conversion bio, sans baisse de productivité laitière, mais avec une profonde…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière