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Un ancêtre à quinze chromosomes

Existe-t-il une plante « mère » de toutes les plantes ? Oui, répondent des chercheurs de l’Inra de Clermont-Ferrand. Grâce à l’analyse de trente-sept génomes de plantes, dont ceux du riz, de la papaye, du maïs ou du sorgho, ils ont même réussi à la modéliser. Presque cent millions d’années plus vieux que ne le laissaient supposer les fossiles retrouvés jusqu’à présent, l’ancêtre de toutes les espèces cultivées ne comporterait que 20000 gènes et quinze chromosomes. À titre de comparaison, le blé panifiable est hexaploïde, ce qui signifie qu’il compte six jeux de vingt et un chromosomes soit plusieurs centaines de milliers de gènes ! L’extraordinaire diversité des plantes actuelles serait bâtie sur ces quinze chromosomes, qui au cours de l’évolution, se seraient recombinés et auraient fusionnés. La duplication des génomes, comme dans le cas du blé, est un autre mécanisme essentiel, qui aurait aidé les plantes à s’adapter aux contraintes du milieu. Surprenante nature…

Patates froides

Des pommes de terre qui auront attendu 3800 ans pour être récoltées, ce n’est pas banal. Et c’est ce qui est arrivé à ces quelques 3700 patates indiennes, appelées « wapatos », découvertes à la fin de l’an dernier lors de fouilles en Colombie-Britannique, au Canada. Les archéologues ont mis à jour des tubercules brunis voir noircis mais étonnamment bien préservés puisque certains contenaient encore de l’amidon. Les populations autochtones avaient aménagé de façon astucieuse des zones marécageuses. Il s’agit des premières preuves de « jardinage » trouvées pour cette période et dans cette zone.

La concurrence des déchets

Il faut s’en réjouir, la compagnie aérienne Cathay Pacific, basée à Hong Kong, veut réduire de 80 % ses émissions de CO2 sur certains vols long-courriers. Elle va donc recourir à un mélange kérosène-biocarburant… Sauf que celui-ci proviendra de déchets ménagers. Une nouvelle fois, les biocarburants de première génération se font griller la politesse. Fabriqué en Californie, ce nouveau produit devrait alimenter les vols transpacifiques au départ des États-Unis d’ici deux ans.

OGM Chinois

L’Europe n’est pas la seule région du monde aux prises avec les OGM. En Chine aussi, le sujet fait grincer des dents. Dans ces derniers objectifs quinquennaux pour l’agriculture présentés mi 2016, le gouvernement central a ouvert pour la première fois depuis le milieu des années 2000 la possibilité de cultiver et de commercialiser du soja et du maïs OGM d’ici à 2020. Mais, devenue hyper sensible aux questions de sécurité sanitaire suite à des scandales récents comme ceux du lait mélaminé ou des viandes avariées, l’opinion publique n’en veut pas. Allant à l’encontre des directives nationales, le Heilongjiang, province au nord-est du pays et grenier à blé de la Chine, vient ainsi d’interdire pour cinq ans la culture et la vente de plantes OGM. D'irréductibles gaulois auraient-ils rejoint l’empire du Milieu ?

Whisky de seigle

Pas la peine d’habiter le fin fond de l’Écosse pour faire du whisky. Agriculteur au Luxembourg et fort de plusieurs années d’expérience dans la fabrication d’eaux-de-vie et de liqueurs diverses, Jean-Claude Muller commercialise depuis un an des bouteilles de whisky « maison », élaboré à partir… de seigle. Ses terres légèrement sableuses sont en effet particulièrement bien adaptées à cette culture, qui constitue 90 % des céréales utilisées dans le process de fabrication. Les cinq cent premières bouteilles sont parties comme des petits pains…

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