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Maladies des céréales
Des grillures sur orges encore et toujours

Le XXIe siècle est marqué par la montée du phénomène des grillures sur orges qui tend à se généraliser.


« Pour la troisième année consécutive, les grillures sur orge ont été sévères, constate Claude Maumené, spécialiste fongicides céréales chez Arvalis. La nuisibilité atteint les 20 quintaux/hectare si je me réfère aux différences de rendement entre parcelles traitées et témoins dans des essais 2004. »
Les grillures ne sont plus anecdotiques. Certaines variétés d´orge d´hiver s´y montrent sensibles, en particulier Estérel qui est une des variétés les plus cultivées en France. A contrario d´autres variétés restent indemnes. Une variété assez utilisée comme Vanessa se montre beaucoup plus tolérante que Estérel aux grillures.
Mais qu´est-ce qui occasionne ces grillures ? « En 2004, les grillures sont apparues dès la mi-mai dans les régions Sud et tout début juin dans le Nord à la faveur d´épisodes pluvieux », se souvient Claude Maumené. On peut trouver plusieurs explications mais les causes restent imprécises. « Les symptômes s´apparentent à des réactions d´hypersensibilité avec morts cellulaires localisées. La répartition des taches n´est pas uniforme. Elle se concentre sur la face supérieure des feuilles exposées à la lumière directe. Un excès de rayonnement peut aboutir à ces phénomènes. Quand il y a des ombrages, l´apparition des symptômes est retardée », constate le spécialiste d´Arvalis.
Autre observation : « Les symptômes sont associés à la présence massive de pollen germé sur les feuilles supérieures. Avant la floraison des orges ou en présence de pollen non germé, on n´observe pas de taches. Il semble que la présence d´humidité soit nécessaire à l´expression des symptômes et de nombreux champignons saprophytes sont associés à ces grillures comme Alternaria. »
En 2004, les grillures sur orges étaient à imputer à la présence de pollen germé sur les feuilles supérieures. ©Arvalis-Institut du végétal

Les symptômes de grillures s´apparentent à ceux provoqués par les attaques de certains champignons. Attention à la confusion. « En 2002, nous avions connu de graves problèmes sur orges d´apparition de taches brunes avec des écarts de rendements significatifs entre les parcelles atteintes et celles indemnes. A l´époque, nous avions diagnostiqué un champignon pathogène, Ramularia, qui touchait toutes les variétés, se rappelle Jean-Marie Larcher, de la coopérative Épis-Centre. En 2003 et surtout en 2004, les taches brunes sont réapparues en proportions importantes. Nous avons fait faire des analyses PCR. Mais contrairement à 2002, ni ramulariose, ni helminthosporiose n´ont été décelées précisément sur ces taches. » Selon Jean-Marie Larcher, « les grillures avaient manifestement une origine pollinique ».
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