Maraîchage en Bretagne : les voyants sont au vert pour Savéol
Savéol, la coopérative bretonne experte des tomates, a dressé un bilan positif de l’année écoulée et a fait le point sur ses priorités et défis, lors d’une conférence au Salon de l’agriculture.
Savéol, la coopérative bretonne experte des tomates, a dressé un bilan positif de l’année écoulée et a fait le point sur ses priorités et défis, lors d’une conférence au Salon de l’agriculture.
« Les cultures sont en place et l’état sanitaire des plantes permet d’envisager une belle campagne », a annoncé Pierre-Yves Jestin, président de la coopérative bretonne Savéol qui regroupe 121 maraîchers, le 24 février au Salon international de l’agriculture (Sia 2026) à Paris.
Avec la transition écologique, l’installation de nouveaux producteurs est l’autre grande priorité affichée par la coopérative. Sept personnes se sont installées au 1er janvier 2026 (essentiellement des reprises), soit plus du double qu’habituellement. « En général, nous avons plutôt deux ou trois installations par an », contextualise Pierre-Yves Jestin.
Soutenir l’installation de maraîchers
Pour attirer de nouveaux producteurs, jeunes ou moins jeunes, et faciliter leur installation, la coopérative intensifiera son accompagnement technique, stratégique et économique, en s’adaptant à leurs besoins. « Les générations qui s’installent aujourd’hui ont d’autres attentes, a affirmé Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, lors de la même conférence de presse, par exemple en termes de sens ou de possibilité d’avoir une vie sociale et familiale à côté de leur métier. » Sur ce point, les divers appuis proposés par Savéol et de nombreuses autres coopératives, y compris au plan administratif, peuvent faciliter un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle.
Savéol affiche un bilan positif en 2025
La coopérative a aussi dressé le bilan de l’année écoulée, et celui-ci est positif. Le chiffre d’affaires 2025 s’élève à 264 millions d’euros, en hausse de 10 % sur un an. Autour de 77 000 tonnes de tomates et légumes ratatouille (dont poivrons), ainsi que 3 000 tonnes de fraises ont été commercialisées. « Les tonnages sont en hausse de 3,5 % », a chiffré Thierry Gallou, le directeur général.
En fraise, le lancement de la floriguette l’an dernier a été un succès et les 10 000 mètres carrés devraient quadrupler sur la prochaine campagne.
Des défis à relever pour les maraîchers bretons
Au rang des charges, la coopérative cite la hausse des intrants biosourcés dans les serres et divers coûts supplémentaires, à l’image des ficelles en coton qui remplacent le nylon. La main-d’œuvre constitue bien sûr le premier coût. « Autour de 42 % sur les tomates médianes et 55 % sur les tomates cerises », a quantifié Pierre-Yves Jestin. Tout cela dans un contexte de concurrence avec les tomates marocaines.
Une autre contrainte est le nombre de sites de production disponibles, qui constitue un facteur limitant pour les installations. « Demain, on aura besoin de construire des serres neuves, on trouvera des sites », promet Thierry Gallou.