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Laitue : deux nouvelles races de Bremia

Le Bureau international d'évaluation du Bremia pour l'Europe (IBEB-EU) a identifié et dénommé deux nouvelle races de mildiou de la laitue en Europe, Bl: 34EU et Bl: 35EU. L’une d’elle, Bl: 35EU, est majoritairement présente en France.

La diversité d’isolats complexifie la dénomination officielle des races de Bremia.
© RFL

Sur plus de 1000 isolats de Bremia trouvés en 2016 et 2017 sur des parcelles de laitue cultivées dans l’UE, le Bureau international d’évaluation du Bremia en Europe (IBEB-EU) vient de dénommer deux nouvelles races de Bremia lactucae, Bl: 34EU et Bl: 35EU. Celles-ci ont démontré leur capacité à se disséminer sur de longues distances dans différentes zones de production.

25% des isolats collectés

Jusqu’alors, la race la plus répandue était Bl: 33EU en 2017. Elle était présente dans 17 % des échantillons et est toujours largement présente en Europe. D’autres races récemment dénommées, telles que Bl: 29EU, Bl: 31EU et Bl: 32EU ont été détectées à des fréquences moindres. « Mais deux isolats déjà identifiés les années précédentes sont apparus plus largement répandus, représentant environ 25 % des isolats collectés » précise l'IBEB-EU. Aussi, un processus d’évaluation formelle démarré en novembre 2017 a permis à l’IBEB-EU de conclure en avril dernier que les deux isolats candidats donnaient des résultats cohérents. Il a été décidé de dénommer ces deux races.

Bl: 34EU est largement disséminée en Europe. Elle se trouve en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Portugal et Scandinavie.

Bl: 35EU est majoritairement présente en France mais peut aussi se répandre dans d’autres pays d’Europe, comme le sud des Pays-Bas, le sud du Royaume-Uni, le sud-ouest de l’Allemagne. Cette race peut être décrite comme un variant plus virulent de Bl: 33EU, elle est présente dans les mêmes aires géographiques.

Importance du contrôle phytosanitaire

« Occasionnellement, des isolats d’importance locale sont susceptibles de causer de sérieuses difficultés. Cette diversité d’isolats complexifie la dénomination officielle de tous les isolats importants de Bremia », commente le bureau international. L’évolution vers des épidémies plus locales semble, selon l’organisme, due au succès de l’introduction d’une gamme toujours plus large de gènes de résistance par les obtenteurs. Bien que les semenciers fournissent les producteurs en variétés disposant des résistances aux races Bl: 16 à Bl: 35EU, l’IBEB-EU souligne cependant que cela ne constitue pas une assurance totale contre le Bremia, il est nécessaire d'avoir un contrôle phytosanitaire et des mesures d’hygiène en complément à la résistance variétale. L’application de fongicides, particulièrement au stade jeune plant, apporte une protection additionnelle aux cultures résistantes au Bremia. Ceci aide à prévenir le développement de nouvelles races de Bremia. Des mesures d’hygiène adaptées, telles que le ramassage des déchets végétaux et des plantes malades, réduit la dissémination du Bremia dans les cultures de laitue.

 

A lire aussi : L’éternel casse-tête Bremia

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