Jeune installé Loire : « J’ai trouvé un compromis entre héritage et modernisation de l’exploitation familiale »

- - 4 min
Maxime Mechin s'est installé à 33 ans en sélection de BMC. Crédits : © M. Mechin

Le 1er août 2024, Maxime Mechin a officiellement repris l’exploitation familiale spécialisée en ovins viande, à Chalmazel-Jeansagnière dans la Loire. À la tête de 400 brebis Blanche du Massif central (BMC) en sélection, il s’inscrit dans la continuité d’une histoire débutée en 1988, lorsque le troupeau comptait 200 têtes. Année après année, l’effectif a progressé pour atteindre sa taille actuelle.

L’exploitation repose sur 60 hectares de prairies permanentes, regroupées dans un rayon d’un kilomètre autour du siège. Un atout non négligeable pour la conduite du troupeau et l’organisation du travail. À cela s’ajoutent 40 hectares assimilés en estive.

 

Une reconversion réfléchie

Avant de revenir sur l’exploitation familiale, Maxime a travaillé dix ans comme salarié dans un autre secteur d’activité. Soucieux de s’installer avec des bases solides, il a suivi un CS ovin viande au CFPPA de Charolles. Cette formation lui a permis d’actualiser ses compétences techniques et de réaliser de nombreux stages, au cours desquels il a pu visiter différents types de bâtiments d’élevage, une expérience précieuse pour concevoir sa propre bergerie.

 

Un système bien structuré

L’agnelage est réparti en deux périodes : de mi-octobre à début décembre, puis du 15 janvier au 10 mars. Ce choix permet d’étaler le travail et d’optimiser la commercialisation. Les agneaux sont vendus en Label rouge, Pays d’Oc et Agneau de l’Adret, une valorisation qui récompense la qualité du travail mené sur l’exploitation. Sélectionneur en race BMC, Maxime commercialise aussi des reproducteurs. Chaque année, il conserve environ 80 à 90 agnelles pour assurer le renouvellement du troupeau.

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Moderniser pour gagner en efficacité

L’installation s’est accompagnée d’un changement majeur : la construction d’une nouvelle bergerie de 800 m2, en remplacement d’un ancien tunnel devenu obsolète. Pensée pour améliorer les conditions de travail, cette bergerie a été conçue avec beaucoup de « bricolage maison » : une manière pour Maxime de maîtriser les coûts tout en adaptant le bâtiment à ses besoins.

Maxime a aussi saisi l’opportunité d’un bail photovoltaïque, qui lui a permis de faire construire un bâtiment de stockage à proximité de la bergerie, tout en limitant les investissements financiers. Un choix stratégique qui contribue à améliorer les capacités de stockage tout en maîtrisant les charges liées à l’installation.

 

Un équilibre recherché

Père de deux enfants et pompier volontaire, Maxime a pensé son organisation pour gagner du temps et simplifier son quotidien. Au-delà de la performance technique, il défend une vision du métier compatible avec la vie de famille et ses engagements personnels. Son installation illustre une agriculture à la fois ancrée dans la transmission familiale et tournée vers l’avenir, où modernisation rime avec qualité de vie et exigence technique.

 

La montée en estive

De début juin à début octobre, Maxime monte une partie de son troupeau en estive pour décharger les parcelles de l’exploitation et faciliter la réalisation des foins. La montée se fait à pied sur 16 kilomètres. L’estive accueille environ 1 600 brebis et 200 vaches issues de 35 fermes, avec un berger présent tout l’été. Les animaux restent en petits lots par exploitation, sur des parcelles identiques chaque année, limitant les risques sanitaires.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires