Grand troupeau : « Le pâturage me permet d’améliorer l’autonomie alimentaire », dans l’Orne.

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Arthur Danière Crédits : © Ferme de Beaumoncel

Le lait produit sur la Ferme du Val Danière est destiné à la production de Camembert. « L’AOP oblige à maintenir du pâturage, mais j’ai toujours eu l’envie de faire pâturer mes vaches, c’est essentiel pour l’autonomie du système », explique Arthur Danière, gérant de l’exploitation. Les 240 vaches laitières, de races Normande et prim’Holstein, ont accès à 70 hectares de prairies temporaires, divisées en paddocks de 1,5 hectare. Elles disposent d’un paddock par jour. « Elles rentrent à une hauteur d’herbe de 20 cm environ et ressortent à 7-10 cm. Il n’y a pas de surpâturage », complète l’éleveur. La rotation fait revenir les vaches sur les paddocks tous les 20 jours au début pour finir à 30-35 jours. « Avec ce système, nous améliorons notre autonomie alimentaire. Les vaches ont un concentré produit sur la ferme. Nous apportons 2 kg de correcteur acheté ».

Un démarrage plus tardif de la saison de pâturage

L’exploitation est située dans une vallée humide. La portance des sols est limitante. Pour préserver les prairies, la saison de pâturage débute plus tard que dans les exploitations alentours. « Les vaches sortent vers la mi-mars pour rentrer au 15 novembre. Au début du printemps, elles vont sortir la journée puis progressivement aussi la nuit. L’été, on inverse : elles sortent seulement la nuit pour profiter des conditions plus fraîches ». Les paddocks les plus éloignés sont privilégiés la journée et ceux les plus proches sont utilisés la nuit permettant de laisser un accès libre à la stabulation pour les vaches.

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Le pâturage en complément d’une ration à l’auge distribuée toute l’année

L’ensemble de la production est transformé à la fromagerie de Beaumoncel. Cela exige une répartition homogène des livraisons toute l’année. Par conséquent, le pâturage vient en complément d’une ration à l’auge distribuée quotidiennement. « L’objectif, c’est que les vaches consomment le meilleur de l’herbe disponible ». Les prairies vont être broyées 2 à 3 fois par an pour gérer les refus. En cas de conditions difficiles pour le pâturage, la ration à l’auge permet d’éviter les variations alimentaires et de maintenir la production moyenne de 25 litres par vache et les taux.

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