Utilisé par la coopérative de Vertus pour doser l’acide gluconique, le WineLab permet de détecter rapidement les lots à risque et sécurise la qualité des vins.
La coopérative vinicole de Vertus, dans la Marne, est équipée du WineLab depuis 2021. « Nous l’utilisons uniquement pour doser l’acide gluconique pendant les vendanges, dans l’objectif d’être plus précis et plus réactifs lors de la réception des raisins sur le quai », indique Louise Bertrand, œnologue de la cave. Dans cette coopérative, chaque cuve est remplie avec le jus issu plusieurs pressoirs et un seul pressoir atteint de botrytis peut être préjudiciable à toute la cuve.
C’est pourquoi, Louise Bertrand et Raphaël Decarreaux, directeur de production, ont souhaité mettre les moyens pour détecter rapidement les lots susceptibles d’être affectés. Deux saisonniers sont ainsi affectés à cette tâche presque à plein temps. Outre les analyses avec le WineLab, ils réalisent aussi un test immunologique (Botrytis Alert).
L’analyseur demande un peu de formation mais demeure simple d’usage
« Le test est plus rapide, mais il ne détecte que les attaques liées au botrytis, tandis que le WineLab dose l’acide gluconique, qui peut également provenir de la pourriture acide », nuance l’œnologue, satisfaite de la fiabilité des résultats obtenus. Certifiée Iso 22 000, la cave fait appel à un laboratoire agréé Cofrac pour toutes ses analyses et peut donc vérifier les données.
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L’analyseur est plus onéreux et demande un peu plus de formation des opérateurs par rapport au test, mais il demeure simple d’usage. D’autant que le coût du test a augmenté aux environs de 6 euros, ce qui remet en question sa compétitivité.
« L’entreprise italienne est fiable et réactive », juge Louise Bertrand qui a géré les commandes cette année. Aucun problème non plus à signaler avec l’appareil. « Il n’est pas fragile même s’il reste bien installé sur sa paillasse », estime-t-elle.
La coopérative n’a pas calculé sa rentabilité, car elle reste difficile à chiffrer. « Il a pu nous servir à isoler certaines cuves donc à maintenir la qualité de nos vins. C’est une sécurité dans notre procédé », se félicite l’œnologue.