Pépinière viticole : une revalorisation du plant indispensable pour sauver la filière

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Le bureau de la FFPV a insisté: les pépiniéristes viticoles doivent sécuriser leurs ventes et mieux valoriser leur travail. Crédits : © S. Sabot

Pris en étau entre la hausse des charges et la baisse des ventes, les pépiniéristes viticoles vont devoir augmenter le prix moyen du plant de vigne pour survivre. Leur fédération appelle à la contractualisation avec les viticulteurs.

Premier maillon de la viticulture française, la pépinière viticole continue de souffrir de la crise du vin. « Nous sommes passés de plus de 200 millions de plants greffés soudés mis en œuvre en 2023 à 132 millions en 2026 », ont expliqué les membres du bureau de la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV) en marge de leur congrès à Vogüé (Ardèche) mi-octobre.

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À 1,60 € sur la saison passée, le prix moyen du plant ne permet plus aux pépiniéristes de faire face à la réduction des volumes, à l’augmentation des invendus et à la hausse continue des charges. « Pour s’en sortir, il va falloir passer à 2 euros le plant de vigne », a estimé Giovanni Varelli, vice-président de la FFPV et président de la marque Vitipep’s. « Dans le cas d’une plantation amortie sur 20 ans, cela ne représente qu’un écart de 2 centimes par plant et par an pour le viticulteur », a-t-il détaillé lors d’une intervention sur les coûts de production.

« Nous sommes à un niveau de qualité des plants reconnu mondialement. Nous apportons aussi un dispositif de conseil aux viticulteurs. Mieux valoriser notre métier, mieux valoriser notre plant, c’est donner les moyens à notre filière de préparer son avenir et de contribuer à la construction du vignoble de demain », a argumenté Christophe Raucaz, président de la FFPV.

Le désir de renforcer la contractualisation avec les viticulteurs

Le président de la FFPV a également appelé les pépiniéristes à « construire une relation plus saine, plus sécurisée et plus durable avec [leurs] clients ». La FFPV a ainsi formalisé et distribué lors de ce congrès un guide pratique de la contractualisation commerciale. Christophe Raucaz a rappelé que ce sujet de la contractualisation entre la pépinière viticole et la viticulture a été au cœur des derniers échanges avec le ministère de l’Agriculture. « Les soutiens futurs de l’État pour notre filière ne pourront être validés que si nous répondons à cet appel [du ministère] », a-t-il souligné. Pour l’instant, la FFPV n’a pas obtenu l’enveloppe de 30 M€ qu’elle revendique pour apurer le stock de plants invendus sur les deux dernières campagnes.

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Pour sortir de la crise, la FFPV a également renforcé ses liens avec le monde viticole. La fédération espère notamment construire avec les viticulteurs un outil de grande ampleur pour mieux planifier les besoins en plants.

« Le savoir-faire des pépiniéristes est essentiel. Quand on veut un vignoble de qualité, français, avec des garanties, ça se paie », a déclaré, lors de ce congrès, Ludovic Walbaum, secrétaire général de la fédération des Vignerons indépendants. « Votre rôle est primordial pour renouveler l’encépagement et répondre aux défis de la viticulture », a renchéri Cyril Jaquin, représentant des Vignerons Coopérateurs de France.

Enfin, pour « être mieux représentée », la FFPV a choisi en mars dernier de rejoindre la puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Avec l’espoir que la pépinière viticole - qui compte désormais moins de 400 producteurs de plants - fasse enfin partie intégrante de la filière viticole et bénéficie pleinement des dispositifs de soutien à la viticulture.

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La consultation publique sur le projet de nouvel arrêté flavescence dorée est en ligne

Jusqu’au 30 octobre, le projet d’arrêté abrogeant et remplaçant l’arrêté de 2021 relatif à la lutte contre la flavescence dorée de la vigne et contre son agent vecteur est consultable sur le site du ministère de l’Agriculture.

Ce projet prévoit notamment :

- l’introduction des mesures d’enrayement, telles que définies dans le règlement d’exécution de l’Union européenne (UE) 2022/1630 modifié ;

- la reconnaissance de zones exemptes sur la base de la surveillance en place, de l’absence de la maladie et de son vecteur ;

- la prise en compte des contextes locaux pour définir les seuils d’arrachages et les calendriers de traitements ;

- des exigences de mise en circulation du matériel de multiplication conformes au droit de l’UE ;

- la clarification des responsabilités entre les différents acteurs de la surveillance et de la lutte.

Cet arrêté devrait entrer en application dès la campagne 2027.

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