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Engraissement
Les protéagineux conviennent aux jeunes bovins

L´emploi des protéagineux en complément d´une ration de base de maïs ensilage permet à des jeunes bovins de réaliser des performances comparables à celles obtenues avec du tourteau de soja.


Les résultats d´essais conduits dans les stations des Etablières (Vendée), de Jalogny (Saône-et-Loire) et de la Jaillière (Loire-Atlantique) par l´Institut de l´élevage, Arvalis, et les Chambres d´agriculture, ont montré que l´emploi des protéagineux en complément d´une ration de base de maïs ensilage permet à des jeunes bovins de race à viande, à l´engrais, de réaliser des performances comparables à celles obtenues avec du tourteau de soja. Avec le pois, trois essais ont donné des résultats concordants dans ce sens. Avec le lupin aussi, les performances évaluées au cours de deux essais ont été similaires à celles permises par le tourteau de soja. Par contre avec la féverole, un essai a montré une perte de croissance de 7 % par rapport à un régime avec tourteau de soja.
« Dans certains essais, les rations étaient déficitaires en PDIN. Mais compte-tenu du recyclage par les animaux d´urée endogène, on peut tolérer une certaine marge pour ce déficit et les performances ont été peu affectées », explique Philippe Haurez de l´Institut de l´élevage.
©S. Bourgeois

©S. Bourgeois

Associer un peu de soja peut être intéressant
Toutefois, associer aux protéagineux une petite quantité de tourteau de soja (400 à 500 grammes par jour et par JB) a permis dans deux essais de maintenir un meilleur équilibre PDIN/PDIE, ce qui contribue à sécuriser le régime. Et ceci a permis de réduire de 30 % les quantités nécessaires de graines protéagineuses. Ce qui peut être intéressant vu les quantités importantes nécessaires à l´engraissement d´un jeune bovin : 600 kilos de lupin ou 900 kilos de pois ou de féverole.
Pois et féveroles peuvent être distribués broyés grossièrement ou bien aplatis. « Un broyage trop fin augmente le risque d´acidose. » Le lupin peut être distribué entier mais il est préférable de lui faire subir un broyage grossier. Par contre les veaux d´élevage valorisent bien les graines entières, par exemple sous la forme d´un « mélange à croquer » constitué de protéagineux et de maïs grain entier. « Du foin ou de la paille de bonne qualité doivent être mis à disposition des jeunes bovins à l´engrais de façon permanente. Une transition alimentaire doit être ménagée. Et mélangé au fourrage, le concentré favorise l´étalement de la consommation », conseille Philippe Haurez.
Le lupin doit être broyé au fur et à mesure de son utilisation. ©S. Bourgeois



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