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Vendanges 2023 : la France devrait être en pole position européenne

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La production espagnole devrait diminuer en 2023. Crédits : © P. Cronenberger

Début août, le service statistique du ministère de l’Agriculture publiait ses estimations de récolte pour 2023. Entre mildiou et sécheresse, oïdium et botrytis, la vendange française devrait se situer entre 44 et 47 millions d’hectolitres (Mhl), soit un volume à peu près similaire à 2022 (46 Mhl). Ce qui la placerait à la première place du podium européen.

Les aléas climatiques amputent la récolte italienne

En effet, l’Italie, notre principal challenger, devrait voir son volume de vendange chuter d’environ 14 % par rapport à 2022. C’est du moins ce que prévoyait la Coldiretti (Confédération nationale des agriculteurs) début août, avec des estimations se montant à 43 Mhl. Une érosion fortement marquée dans le Centre et le Sud de la botte, qui devraient enregistrer leur pire résultat du siècle. Le résultat conjugué de la sécheresse, des inondations, ou encore de la grêle.

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Extrême sécheresse en Catalogne

De même, la péninsule ibérique a souffert cet été. La vendange espagnole devrait se situer entre 35,4 Mhl de vin et de moûts comme l’estimaient les Federaciones y Uniones Territoriales de Cooperativas Agro-alimentarias de España début août et 36 à 36,5 Mhl, selon les prévisions établies fin juillet par la Federación regional de Castilla-La Mancha. Le volume de production devrait donc chuter par rapport à 2022, où la vendange s’était établie à 41,1 Mhl de vin et de moûts. En cause : l’ « extrême » sécheresse rencontrée notamment en Catalogne cet été, qui devrait amputer la récolte de cette région au moins de moitié. L’Espagne a également souffert du gel, de la grêle et du mildiou.

Malgré quelques foyers de mildiou et d'oïdium, le Portugal devrait en revanche rentrer une belle vendange. Fin juillet, l'Instituto da Vinha e do Vinho tablait sur une hausse de 8% par rapport à 2022, avec un volume de 7,4 Mhl.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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