Un module d’entrée d’air simple et performant

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La station expérimentale de l'Ifip a installé quatre modules Flud'R dans une salle d'engraissement de 96 places. Crédits : © Ifip

L’Ifip a testé le module d’entrée d’air Flud’R mis au point par Rose. Les mesures réalisées dans une salle d’engraissement démontrent une diffusion de l’air homogène et efficace pour assurer une bonne ambiance dans la salle.

Pour éviter aux éleveurs de choisir entre un dispositif idéal pour l’été (grande section d’entrée d’air pour permettre un renouvellement d’air important) ou pour l’hiver (section d’entrée d’air réduite pour faciliter l’homogénéisation de la masse d’air malgré l’écart de température entre l’air neuf et l’air vicié), le groupe Rose a développé le système Flud’R. Ce module d’entrée d’air dans les salles s’adapte automatiquement au volume d’air extrait par le ventilateur. La géométrie des modules et les ailettes directrices de flux orientables ont pour objectif d’assurer un bon mélange entre l’air frais entrant et l’air chaud de la salle quel que soit le débit demandé.

 

 
Un module d’entrée d’air simple et performant
Au minimum de ventilation, l’obturateur de débit situé à l’intérieur du module régulé par un système de contrepoids est en position haute afin de limiter le passage de la veine d’air à quelques centimètres seulement. Lorsque les ventilateurs accélèrent, la dépression de la salle provoque la descente de cet obturateur. La surface d’entrée d’air est ainsi augmentée, tout en orientant de plus en plus la veine d’air vers les animaux.

 

Une masse d’air homogène

À la station de Romillé, quatre modules Flud’R ont été installés dans une salle d’engraissement de 96 places. Sept sondes ont été réparties dans la salle pour enregistrer les températures de la masse d’air : six dans l’ensemble de la salle, positionnées environ un mètre au-dessus du dos des animaux et une dans le comble. Les relevés réalisés sur une bande de septembre et décembre indiquent des valeurs homogènes dans la salle. Entre l’entrée de porcelets et la sortie des animaux, l’écart moyen de température entre les sondes est de 1,2 °C. L’écart maximum mesuré est de 2,6 °C. Au minimum de température extérieure avec une température minimale dans les combles de 1 °C, la température des sondes de la salle s’est maintenue autour de 21 °C. Les écarts ont légèrement augmenté en fin de bande, notamment à la suite du départ des premiers porcs charcutiers.

 

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Un module d’entrée d’air simple et performant

 

Des fumigènes réalisés dans la salle à différents pourcentages de ventilation confirment la modification des circuits d’air en fonction de la température. À des débits importants, l’air est propulsé rapidement dans la salle et crée même de la vitesse d’air au niveau des animaux pour les rafraîchir. Avec des débits faibles, l’obturateur reste en position haute, et l’air est propulsé le long du plafond. Il peut ainsi se mélanger avec l’air chaud avant de descendre sur les animaux.

« Le Flud’R ne demande aucun réglage »

Lors de la construction de son bâtiment post-sevrage en ventilation centralisée, Christian Perron du Gaec du Perron à Romillé, en Ille-et-Vilaine, a choisi des salles équipées de niches et de six Flud’R dans un plafond en mousse PIR avec deux faces en aluminium.

 

 
Christian Perron. «L’ambiance est bonne, les cloches s’adaptent automatiquement au volume d’air nécessaire.»
Christian Perron. «L’ambiance est bonne, les cloches s’adaptent automatiquement au volume d’air nécessaire.» © Ifip
« Le montage du bâtiment et l’installation des Flud’R requièrent une attention particulière », explique l’éleveur. En effet, pour que les veines d’air circulent convenablement, les gaines électriques, tuyaux d’abreuvement, le trempage ou le circuit d’alimentation ne doivent pas faire obstacle à l’air entrant. Toutes ces installations doivent être distantes du plafond d’au moins une vingtaine de centimètres. Après plus d’un an de fonctionnement, Christian Piron met en avant la simplicité du suivi et de l’usage au quotidien du Flud’R : « Cet équipement ne demande aucun réglage ni entretien », souligne-t-il. Christian Piron nous fait un bilan positif de son choix. « L’ambiance est bonne, la section des entrées d’air s’adapte automatiquement au volume d’air nécessaire. » Autre point positif, les plafonds sont plus simples à laver. « Les plafonds diffuseurs craignent la rotabuse et la laine de verre se gorge d’eau. Dans mes nouvelles salles, le plafond plein facilite le lavage. » Le pourtour des Flud’R demande cependant une attention particulière car ce sont les zones les plus sales.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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