Un jeu vidéo pour piloter son vignoble

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Voici la première étape du jeu, qui consiste à choisir les parcelles et les cépages à planter. Crédits : © Broken Arms Games

La société Broken Arms Games a développé Hundred Days, un jeu vidéo de simulation réaliste, qui propose à ses joueurs de piloter de A à Z une exploitation viticole.

Apprendre à cultiver son vignoble, à choisir son mode de vinification, à vendre sa propre marque de vin et à définir la stratégie de développement de son exploitation. Telle est la promesse du jeu vidéo de simulation réaliste Hundred Days, développé par la société Broken Arms Games. « C’est un jeu unique, introduit Yves Hohler, fondateur de Broken Arms Games. Car derrière les jolis graphiques, il y a une vraie simulation, qui permet par exemple au joueur de bien comprendre ce qu’est un terroir, un climat et son interaction avec la croissance de la vigne et des raisins. »

Avec Hundred Days, le joueur peut agir sur de nombreux paramètres comme l’analyse des sols pour choisir le, ou les, cépages adaptés, l’organisation des travaux à la vigne, de la taille et des différents traitements, le contrôle de maturité des raisins, la sélection des levures au chai, le choix des étapes de fermentation et de vieillissement des vins. Il personnalise ensuite les bouteilles, crée son réseau de distribution adapté à la clientèle ciblée, gère les actions marketing et cherche à augmenter la réputation de son exploitation sur les réseaux sociaux. Yves Hohler, qui a grandi dans un domaine viticole italien, est diplômé du lycée œnologique Umberto I à Alba. Le vin et les jeux vidéo sont ses deux grandes passions. Plusieurs de ses six collaborateurs, dont le graphiste, sont aussi issus du monde viticole.

Plusieurs des six collaborateurs de Broken Arms Games, dont le graphiste, sont issus du monde viticole.

Ce n’est pas un jeu d’action, chacun joue à son rythme

« Pour construire ce jeu, précise Yves Hohler, en plus de nos connaissances en interne du monde viticole, nous avons utilisé des données fournies par plusieurs entreprises viticoles du Piémont italien. Ensuite nous avons travaillé la présentation pour faciliter l’approche d’un joueur débutant. Ce n’est pas un jeu d’action où il faut aller vite. Chacun joue à son rythme, prend le temps de lire les informations disponibles, choisit ses tâches prioritaires, et surtout, apprend à gérer son temps car il ne peut pas tout faire.  »

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Hundred Days propose trois niveaux de jeu qui diffèrent par un contenu informatif de plus en plus poussé et par un champ de décision qui se complexifie. Lancé en mai 2021 sur portable et en octobre 2021 sur mobile, il est disponible en plusieurs langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol, russe, japonais, coréen, chinois). Fin 2021, il comptait près de 33 000 joueurs sur sa version PC qui coûte environ 21 euros. « Comme l’un des objectifs du jeu est de démocratiser le langage autour du vin, commente Yves Hohler, nous sommes très contents qu’une chaîne de discussion appelée « bar à vin » se soit développée sur le serveur. Elle compte près de 1 500 personnes qui échangent sur le sujet et parfois nous interpellent soit sur le jeu, soit sur la vinification. »

Pour l’heure, Hundred Days s’est inspiré de la production des appellations italiennes barollo et barbaresco. Il devrait prochainement proposer une version « Napa Valley » puis une bordelaise.

Hundred Days, soit Cent Jours en français, c’est la durée moyenne de vie d’une feuille de vigne

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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