Un bâtiment multidôme pour l’engraissement

- - 4 min
Pour les ventes sur Internet, dès que 30 personnes se sont inscrites pour l’achat de caissettes, l’animal part à l’abattoir. Il faut ensuite 15 jours aux clients pour recevoir la caissette de 7,5 kilos vendue 100 €. Crédits : © C. Delisle
L’éleveur a implanté des arbres dans le bâtiment qui donnent l’impression d’être à l’extérieur. Cela lui permet également de valoriser une image verte auprès de ses clients. Crédits : © C. Delisle
Un rail autour de la stabulation, permet le paillage automatique des cases. Crédits : © C. Delisle
À côté des anciens bâtiments d’élevage, un marché à la ferme a été créé. Sont proposés à la vente, la viande produite sur l’exploitation (bovine et porcine) dans une véritable boucherie, ainsi que du vin (français…), du fromage (hollandais, français) et des fruits et légumes. Crédits : © C. Delisle
La stabulation est composée d’une structure acier galvanisé à chaud, d’une toiture en toile synthétique très résistante, conçue pour limiter l’effet de serre à l’intérieur et de systèmes brise-vents sur les longs pans. Crédits : © ID Agro
Te Voortwis a fait construire un bâtiment quatre dômes pour l’engraissement des jeunes bovins. Un second pour les mères est en construction. Crédits : © ID Agro

Il y a cinq ans, Te Voortwis, éleveur à Baambrugge aux Pays-Bas (Sud d’Amsterdam), a opté pour un bâtiment à quatre dômes, de la société hollandaise ID Agro, pour l’engraissement de ses bovins. « J’ai été séduit par la luminosité et la ventilation naturelle offertes par ce type de structure. Je ne réalise que peu de traitements et ne fais pas de préventif. J’achète 300 bêtes en provenance de France, principalement des Gasconnes pour leur rusticité. Pour celles-ci, un unique traitement contre la grippe est administré. Avec ce bâtiment, je travaille dans un environnement plaisant. J’ai l’impression d’être à l’extérieur tout en étant à l’intérieur », explique l’éleveur, seul sur son exploitation.

Te Voortwis commercialise environ 600 bovins par an soit une moyenne de 12 animaux abattus chaque semaine à des poids carcasse de 350 à 360 kilos. Une moitié est valorisée dans sa propre filière (en direct) via Internet ou par le biais d’un marché à la ferme. L’autre moitié est vendue dans le réseau Horeca (secteur d’activités de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés).

Le bâtiment de 80 mètres de long par 27 de large, pour une hauteur de chéneau de 5,5 mètres, compte 14 cases de 90 m2 (15 à 20 jeunes bovins) et 4 cases à chaque extrémité de 36 m2, pour une capacité d’environ 280 places. Les cases à chaque bout servent pour la séparation, la contention et le stockage. La stabulation dispose de travées de 5 mètres. Un couloir central de circulation de 3,70 mètres de large permet de distribuer l’alimentation deux fois par jour dans les auges de part et d’autre, d’une profondeur de 50 centimètres et d’une largeur de 80 centimètres.

Une bâche translucide pour plus de luminosité

L’accès à la contention s’effectue par un couloir, à l’arrière des cases. Le sol des cases dispose d’une pente avant de 7 %. Un canal d’évacuation de la fraction liquide en fin de pente (50 cm de large, avec tapis roulant intégré évacuant aussi une partie du fumier) a été installé. Le curage est effectué deux fois par jour.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

filtration
Suivi
Suivre

Cette structure métallique galvanisée à chaud dispose de quatre dômes, dont deux centraux de 6,70 mètres de large et deux latéraux de 6,50 mètres. La bâche des dômes (grise), d’une résistance de 750 grammes/m2 est translucide, d’où la bonne luminosité dans le bâtiment. La bâche permet la filtration de 80 % des UV pour éviter l’effet serre. « Sa garantie est de dix ans. On préconise un changement tous les 15 à 20 ans. La durée de vie sera toutefois variable selon l’ensoleillement et la température. Elle est par ailleurs résistante à des charges élevées de neige », note Romain Le Mouel, responsable commercial de la société ID Agro.

La ventilation dans le bâtiment s’effectue latéralement grâce à une grande ouverture mais également longitudinalement grâce au bardage ajouré dans les pignons. Les vents et pluies dominants viennent côté pignons. Sur les côtés, le bandeau brise-vent freine la vitesse du vent et limite les courants d’air. « En cas de pluies ou vents très forts, les cases peuvent être légèrement mouillées mais s’assèchent rapidement grâce à la circulation de l’air à l’intérieur », note Te Voortwis.

Un second multidôme pour les mères

Une pailleuse sur rail permet le paillage automatique des cases. La consommation s’élève à 500 kilos par jour. « En Hollande, ce type de bâtiment se développe de plus en plus dans le cas de rénovation car sa réalisation se fait sur-mesure et est modulable. Il est facilement extensible et il n’y a pas de taille standard pour les dômes (de 4 - 4,5 à 8 mètres). Certains éleveurs font le choix de l’automatisation des ouvertures (rideaux latéraux, portes sectionnelles, faîtières). Le prix varie selon le niveau de finition (50 à 150 €/m2). Chez Te Voortwis, la stabulation (hors fondations) lui est revenue à environ 150 000 € », observe Romain Le Mouel. « Satisfait par l’utilisation de ce premier multidôme, un second, avec un associé cette fois, est en construction, pour accueillir les vaches », souligne Te Voortwis.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires