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Salon de l’agriculture 2025 – Axéréal travaille sur les débouchés des cultures bas intrants

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De gauche à droite : Gilles Robillard (Terres Univia), Pierre Toussaint (Axéréal), Thomas Monville (Axéréal), Wassila Riah-Anglet (UniLaSalle) et Fabien May (agriculteur) lors de la conférence de presse sur le projet Arpège d'Axéréal au Salon international de l'agriculture le 24 février 2025. Crédits : © Axéréal

Le 24 février dernier, le groupe coopératif Axéréal a réalisé un point sur son projet Arpège d’agriculture régénérative. Outre le pois, la coopérative souhaite développer la culture du sarrasin, du sorgho et du tournesol.

Le groupe coopératif Axéréal a déjà lancé avec Intact un projet d’usine de production de protéines végétales et d’alcool neutre à base de pois. L’usine devrait entrer en production avec la récolte 2025. Dans le cadre de ses engagements pour l’agriculture régénérative, outre le pois jaune, Axéréal souhaite atteindre des surfaces de 10 000 ha en sarrasin sur son territoire dans le Centre-Val-de-Loire et 3 000 ha en féverole (contre quelques centaines actuellement).

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Des partenaires industriels pour les cultures à bas niveaux d’intrants

Outre les protéagineux et le sarrasin, Axéréal s’intéresse aussi à d’autres cultures à bas niveaux d’intrants comme le sorgho et le tournesol. « L’oisellerie représentait initialement notre seul débouché pour le sorgho. Un client sponsor du programme Arpège, la Cooperl, intègre notre sorgho dans l’alimentation animale », a révélé Pierre Toussaint, directeur Agronomie, transitions et innovation du groupe Axéréal. 

En tournesol, Cargill et PepsiCo soutiennent le projet. « Depuis, d’autres industriels s’y intéressent », relève Pierre Toussaint. 

Le sarrasin a pour débouché la filiale meunerie d’Axéréal, Axiane. 

La féverole devrait également être utilisée par l’usine Intact, mais aussi être orientée vers l’alimentation animale « pour laquelle il existe une vraie demande », précise Pierre Toussaint.

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Un partenariat avec Vandemoortele pour le blé régénératif

Le blé issu du programme d’agriculture régénérative Arpège est valorisé par Axiane en farine. L’industriel de la boulangerie Vandemoortele achète ainsi de la farine bas carbone à Axiane. « Le client a commencé avec 5 000 t de farine bas carbone pour son approvisionnement l’an dernier et a doublé ses achats de farine bas carbone auprès d’Axiane cette année », révèle Pierre Toussaint.

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Les mesures réelles d’impact du changement des pratiques constituent l’axe différenciant d’Arpège

Pour mener à bien le projet et apporter un soutien technique aux agriculteurs dans l’allongement et la diversification des rotations, Axéréal s’est entouré de plusieurs partenaires dans le cadre du projet Arpège : Uni La Salle pour son expertise sur les sols, Axa Climate pour la couverture de risque et la projection à l’horizon 2050, FertiBerry sur la couverture des sols et l’institut technique Terres Inovia sur les légumineuses. « Genesis Soil Health apporte quant à elle son expertise pour la mesure de l’impact du changement des pratiques agricoles sur les sols », explique Pierre Toussaint. 

Pour Mathieu Dauphin, responsable grands comptes chez Genesis, « l’axe différenciant du programme Arpège, c’est le recours à des mesures réelles dans les parcelles qui permettent de quantifier les résultats des pratiques ». Quatre cents parcelles sont analysées en début et en fin du programme, prévu pour quatre ans. « Les nouvelles filières d’agriculture régénérative sont parfois obscures pour les industriels car elles s’appliquent à l’échelle de l’exploitation et non de la parcelle. Ceux-ci sont en demande de résultats spécifiques et d’indicateurs à mettre en valeur dans le cadre de leur obligation de communication sur leurs émissions du scope 3 (issues des matières premières, ndlr) ainsi que pour leur marketing », développe Pierre Toussaint.

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