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Salon de l'agriculture 2025 : Noriap rejoint le programme d’agriculture régénérative Transitions initié par Vivescia

Lors du Salon international de l’agriculture 2025, le groupe coopératif Vivescia et la coopérative Noriap, ont signé un accord de duplication du programme Transitions. Le programme Transitions-Noriap réunira quatre partenaires de l’agro-industrie.

Christoph Büren, président du Groupe Vivescia (à gauche de la pancarte) et David Saelens, président du groupe  Noriap (à droite de la pancarte) ont signé au SIA 2025 un accord de partenariat portant sur la duplication du programme Transitions.
Christoph Büren, président du Groupe Vivescia (à gauche de la pancarte) et David Saelens, président du groupe Noriap (à droite de la pancarte) ont signé au SIA 2025 un accord de partenariat portant sur la duplication du programme Transitions.
© Adèle d'Humières

Le 24 février 2025, au Salon international de l’agriculture, le président de Vivescia, Christoph Büren, et David Saelens, président de Noriap, ont signé le premier accord de duplication du programme d’agriculture régénérative Transitions. Les deux filiales de Noriap Novial, spécialisée dans l’alimentation du bétail, et Cocorette, qui se consacre aux œufs de plein air sous signe de qualité, ainsi que les Grands Moulins de Paris (groupe Vivescia) formeront la coalition d’acheteurs du programme Transitions-Noriap, rejoints par l’industriel Tereos. Les primes payées aux agriculteurs partenaires seront les mêmes que celles appliquées par Vivescia, à savoir 100 €/ha/an pour le stade 1 et 150 €/ha/an pour le stade 2.

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Un objectif de 100 000 tonnes de grains pour le programme Transitions-Noriap

Selon Nathalie Ternois, directrice agriculture coopérative du groupe Noriap, « la coopérative vise les 100 000 tonnes de grain collectées dans le cadre du programme, soit un peu moins de 10 % de la collecte totale ». D’ici à 2028, cela devrait représenter un total de 250 agriculteurs engagés dans les Hauts-de-France, le territoire de Noriap. Pour le moment, c’est une centaine de producteurs pour une collecte escomptée de 40 000 tonnes qui se sont engagés en 2025 pour la récolte 2026.

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Les filiales de Noriap, Vivescia et le groupe Tereos s’impliquent également dans le programme

Après la signature de l’accord Noriap-Vivescia, ce sont Fabrice Renavand, directeur général de Cocorette, Jean Loup Stérin, directeur commercial de Novial, Pierre Garcia, directeur général des Grands Moulins de Paris, et Olivier Leduq, PDG de Tereos, qui ont signé leur engagement au sein du programme Transitions-Noriap. D’après Damien François, directeur général de Noriap, « Grands Moulins de Paris et Tereos constituent les premiers partenaires de Noriap. L’entrée de tels partenaires de l’agro-industrie dans la coalition d’acheteurs de Transitions-Noriap permettra à Noriap de réaliser ses fortes ambitions de 10 % de la collecte engagée ».

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Permettre aux groupes agro-industriels de réduire leurs émissions de carbone

De son côté, Tereos, déjà partenaire du programme Transitions-Vivescia, souhaitait « élargir ce type de programme à tous les territoires, et spécialement les Hauts-de-France, région importante pour Tereos », a déclaré Olivier Leduq. En effet, 50 % des émissions de CO2 de Tereos proviennent de l’amont agricole. L’adhésion du groupe au programme Transitions-Noriap devrait lui permettre de sécuriser son approvisionnement en matières premières bas carbone et issues de l’agriculture régénérative, en ce qui concerne le maïs, le blé et la betterave. « Nos clients eux-mêmes, comme Nestlé par exemple, sont en demande de produits de ce type à commercialiser », a-t-il complété.

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Pour les Grands Moulins de Paris, l’amont agricole représente 80 % des émissions de carbone. « Nous visons les 500 000 tonnes de blé avec des facteurs d’émission réduits d’ici à 2030 », espère Pierre Garcia. L’enjeu est très élevé également pour les filières d’élevage, puisque l’aliment représente 70 % des émissions liées à la production d’œuf, a rappelé Jean Loup Stérin.

« Nous visons les 500 000 tonnes de blé avec des facteurs d’émission réduits d’ici à 2030 », indique Pierre Garcia des Grands Moulins de Paris

Noriap souhaite devenir le « premier fournisseur de matières premières décarbonées des Hauts-de-France »

Nathalie Ternois a d’ailleurs rappelé l’engagement de Noriap dans des filières à faibles émissions de gaz à effet de serre en blé et en colza. La duplication du programme Transitions à Noriap s’est conclue au terme de seulement six mois de discussions, le travail ayant déjà été avancé en amont par Noriap. Son partenariat avec Tereos dans le cadre du programme Transitions permettra aux agriculteurs d’accéder également aux primes bas carbone payées par Tereos, simplifiant ainsi le travail de collecte des données pour chaque agriculteur. Un point qui tient à cœur à Christoph Büren : « Le but serait d’avoir en France un ou deux programmes de ce type, financés en majorité par les acheteurs de l’industrie agro-alimentaire, pour éviter de se reposer entièrement sur l’État ». Le projet bénéficie en effet de 1,9 millions d’euros apportés par France 2030, mais la transition est financée à hauteur de 90 % par les entreprises. « Nous travaillons à d’autres duplications, à la demande des clients. Il n’y a pas de copyright sur Transitions ; le but est d’amener le plus d’agriculteurs et d’organismes de négoce dans l’aventure », a conclu Christoph Büren.

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Transitions, un programme d'agriculture régénérative

La démarche Transitions, lancée par Vivescia à la Foire de Châlons en 2023, est un programme d’agriculture régénérative construit autour de trois axes : maintenir et renforcer la santé et la fertilité des sols, réduire l’empreinte carbone des exploitations et agir ainsi sur le climat, et préserver la biodiversité. Il repose sur des coalitions d’acheteurs industriels qui s’engagent pour trois ans à acheter la production d’agriculteurs qui engagent la totalité de leur exploitation pour une durée de trois ans également. Le dispositif vend ainsi aux industriels des données de décarbonation, leur permettant de réduire leurs émissions carbone du scope 3 (total des émissions de carbone) issues de l’amont agricole. Il s’articule autour de deux seuils de rémunération : le seuil 1 avec une prime de 100 € et le seuil 2 avec une prime de 150 € par hectare et par an. Il rassemble déjà 420 agriculteurs-coopérateurs et vise les 1000 agriculteurs associés d’ici à 2026.

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