Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, de l’orge de brasserie et du maïs ont perdu du terrain sur le marché physique français entre le 21 et le 28 septembre 2026. Ceux du blé dur se sont appréciés dans le même temps.
Les prix du blé tendre se sont repliés, dans le sillage du pétrole
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 28 septembre 2026, à 231,50 €/t sur la période octobre-décembre, perdant 11,50 €/t par rapport au 21 septembre 2026, dans le sillage des marchés à terme d'Euronext (- 10,50 €/t, à 233,25 €/t sur l’échéance décembre 2026) et du CBOT (- 38 cts$/boisseau à 688,75 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). Le marché a réagi à la baisse des cours du pétrole de 4,7 % et aux espoirs de négociations tant en Iran qu’en Ukraine. Par ailleurs, Le CIC a revu son estimation de la production mondiale de céréales à la hausse de 4 Mt et celle de blé, en hausse de 3 Mt par rapport à l’estimation d’août à 820 Mt.
Le blé dur a renchéri, la qualité en origine Canada étant décevante
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 28 septembre 2026, à 285 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 2 €/t par rapport au 21 septembre 2026. Sur le marché mondial, les cultures canadiennes de blé dur affichent un niveau de qualité inférieure à la moyenne décennale.
Les cours de l’orge fourragère ont reculé, dans le sillage du blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 28 septembre 2026, à 210 €/t sur la période octobre-décembre 2026, cédant 9,50 €/t par rapport au 21 septembre 2026. Le marché est actif en nutrition animale et, de façon moindre, en portuaire. Compte tenu du différentiel de prix avec le blé tendre fourrager, l'orge fourragère est intéressante dans les formules d'aliments et les fabricants d’aliments pour animaux sont donc aux achats sur ce produit.
L’orge de brasserie continue de se déprécier, sur un marché inerte
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont reculé, s’établissant le 28 septembre 2026 à 218 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 231,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, perdant respectivement 6 €/t et 3,50 €/t par rapport au 21 septembre 2026. Les orges brassicoles suivent la tendance baissière de l'orge fourragère, sur un marché en sommeil.
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Les cotations du maïs français n'ont guère évolué, alors que la récolte se poursuit
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait le 28 septembre 2026 à 269,50 €/t sur octobre-décembre 2026, perdant 0,50 €/t par rapport au 21 septembre 2026. Et ce, dans le sillage d’Euronext (- 0,75 €/t à 268 €/t pour l’échéance novembre 2026) et du CBOT (- 20 cts$/boisseau à 523 cts$/boisseau pour l’échéance décembre 2026), qui suivent la baisse des prix du pétrole. Le Coceral a abaissé sa prévision de production européenne (UE-27 et Royaume-Uni) à 48,6 Mt contre 52,7 Mt estimé en août. Selon Céré’Obs, en semaine 38 (du 15 au 21 septembre 2026), la récolte de maïs en France est réalisée à hauteur de 45 % (contre 27 % la semaine dernière et 11 % l’an dernier à dates).
Fermeté des prix des pailles et fourrages
En paille de blé et d’orge, la récolte 2026 en départ Nord-Est demeure respectivement cotée entre 80 €/t et 100 €/t et entre 70 €/t et 90 €/t, en cette semaine du 16 au 23 septembre 2026. Les prix n'évoluent pas d'une semaine sur l'autre en paille mais la pression de la demande est toujours présente face à une offre qui se raréfie. En foin de Crau, les prix sur le marché physique français (cotations commerciales) ont progressé de 10 €/t en grosses balles première coupe et de 40 €/t en deuxième coupe, tandis que le Comité du foin de Crau a relevé ses prix de 25 €/t en première coupe et de 5 €/t en deuxième et troisième coupes.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.