Profitez des mesures du plan de relance agricole

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Le matériels pour la culture, la récolte des espèces riches en protéines, le séchage des légumineuses fourragères ainsi que le stockage sur l’exploitation peut être cofinancé à 40 %, 50 % pour les jeunes agriculteurs. Crédits : © A. Villette

Le plan de relance de 100 milliards d’euros comporte un volet dédié à la transition agricole, doté d’un budget de 1,2 milliard d’euros. Certaines mesures s’adressent directement aux agriculteurs mais il ne faut pas traîner car, pour l’ensemble du plan de relance agricole, les projets seront financés au fil de l’eau, suivant le principe du « premier arrivé, premier servi ».

L’aide à la conversion des agroéquipements, doté de 135 millions d’euros, cofinance de 20 à 40 % les épandeurs, buses anti-dérives, matériel de précision ou épandeurs à fumier. Certains équipements de substitution à l’usage de produits phytopharmaceutiques tel que du matériel de désherbage, de broyage, de travail du sol sont aussi concernés.

L’aide aux investissements de protection face aux aléas climatiques est doté de 70 millions d’euros et cofinance, par exemple, des filets paragrêles, du matériel d’irrigation, d’ombrages ou de collecte des eaux de pluie.

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Les aides du pacte biosécurité et bien-être animal ne sont pas encore détaillés mais elles visent à accompagner l’aménagement des bâtiments et les équipements permettant d’améliorer le bien-être animal et la biosécurité. Cette aide est dotée de 100 millions d’euros et sera pilotée par les régions. Le taux d’aide pourra aller jusqu’à 40 % et sera variable selon les régions.

Le vaste Plan protéines végétales flèche 20 millions d’euros pour l’achat de semences et pour aider à investir dans des équipements permettant la culture, la récolte et le séchage d’espèces riches en protéines végétales, ainsi que le développement de sursemis de légumineuses fourragères.

Le dispositif « bon bilan carbone » vise, lui, à inciter les agriculteurs installés depuis moins de cinq ans à réaliser un bilan carbone de leur exploitation. Un appel à projet national est en cours pour sélectionner des structures porteuses, qui seront en charge de réaliser les bilans carbone à partir d’avril 2021 et jusqu’à fin 2022. L’outil CAP2ER sera le diagnostic utilisé pour les filières des ruminants.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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