L’inflation booste la croissance d’Eureden

- - 2 min
Alain Perrin, directeur général d'Eureden Crédits : © Eureden

Le groupe coopératif breton Eureden basé dans le Finistère (18 500 adhérents, près de 8 500 collaborateurs) a clôturé son exercice 2022-23 avec un chiffre d’affaires de 3,87 milliards d’euros, en nette progression sur un an (3,3 milliards d’euros l’exercice précédent). 

« C’est une croissance due pour l’essentiel aux tendances inflationnistes et à un peu de croissance organique », a expliqué le directeur général Alain Perrin devant les journalistes à l’issue de l’assemblée générale du groupe, vendredi à Saint-Brieuc. L’EBITDA du groupe progresse de 12,5 % à 107,9 millions d’euros. 58,8 % du CA d’Eureden provient de ses activités agricoles : collecte de 1,3 million de tonnes de céréales, de 200 000 tonnes de légumes, de 1,4 million de porcs, de 367 millions de litres de lait, fabrication de 1,8 million de tonnes d’aliment… La branche appertisée (Eureden Long Life avec une marque forte : d’Aucy) pèse 14,4 % et toutes les autres branches (viandes, distribution verte, œufs et surgelés) sont chacun à moins de 7 %. La crise inflationniste produit une descente en gamme à l’offre, les MDD résistant mieux que les marques propres, observe en substance le directeur général. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

De nouveaux investissements pour Eureden 

Pour autant, le groupe Eureden maintient sa volonté de se développer. Il devrait investir près de 60 millions d’euros sur le présent exercice, soit autant que le précédent. Il évoque l’acquisition d’Ovofit en Allemagne, petite société familiale de 15 millions d’euros de CA dans les ovoproduits qui doit lui servir de relais de croissance en Europe. Et cite son objectif de reconquérir les marchés captés par l’import en poursuivant la conversion de son parc vers des modes de production alternatifs et en intégrant des items liés au bien-être animal en production porcine, notamment.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires