1 euro vaudra-t-il bientôt moins d’un dollar ? La question commence à se poser puisque la monnaie communautaire n’était plus qu’à 1,04 $ ce jeudi 28 avril à 14h, un plus bas depuis le 22 décembre 2016 (elle atteignait alors 1,02 $). La baisse de l’euro a commencé il y a près d’un an, sous l’effet de l’inflation plus soutenue outre-Atlantique, les taux y étaient plus intéressants. La Fed a agi avant la BCE, dopant l’attractivité du billet vert. A cela s’est ajoutée l’invasion russe en Ukraine, aux conséquences de la quelle la zone euro est bien plus exposée.
Des importations plus chères qui vont doper l’inflation
A l’inverse, les marchandises étant échangées en dollars sur le marché mondial, l’Europe les paiera plus cher, ce qui va augmenter l’inflation déjà source de tension. L’Union importe notamment des protéines végétales pour l’alimentation animale, dont les prix flambent déjà. Ce jeu de des taux de change pourrait accentuer la crise de l’élevage. Le marché européen des produits de la mer est aussi très dépendant des importations. Pétrole, gaz mais aussi emballages plastiques et aluminium vont aussi alourdir la facture de ce recul de l’euro.
A noter que la monnaie communautaire n’est pas la seule en position de faiblesse face au billet vert puisque le Yen est aussi à un plus bas en 20 ans.