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Les pistes pour dynamiser le renouvellement des générations

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L'intégration de visites d'exploitations agricoles dans les programmes scolaires de collèges et lycées est une occasion de faire décourvrir aux jeunes tout un secteur d'orientation professionnelle. Crédits : © R. Leconte
L'accès au foncier et aux moyens de production onéreux tels que les bâtiments, le matériel de contention ou de traite, le cheptel doit être facilité pour les porteurs de projet. Pour cela recensement des financements, achat progressif et prêt à taux zéro sont des solutions intéressantes. Crédits : © B. Morel

Dans son Livre blanc sur le renouvellement des générations en élevage la confédération nationale de l’élevage dresse dans trois domaines 24 propositions pour favoriser l’installation des porteurs de projet.

En tout, la Confédération nationale de l’élevage (CNE) et ses partenaires, corédacteurs du Livre blanc sur le renouvellement des générations, publié en février 2019, listent 24 propositions qui pourraient permettre de dynamiser ce fameux renouvellement et favoriser l’installation des porteurs de projet. Trois domaines sont identifiés pour cela : la formation, l’accès et le financement des moyens de production et l’image du métier, les problématiques sociales et les relations humaines.

Une formation initiale plus inclusive pour l’agriculture en général

D’une part, l’agriculture doit être mieux étudiée au cours du cursus généraliste, et cela dès le plus jeune âge. Il s’agit de donner aux élèves les clés de la compréhension de la production des aliments du quotidien et l’importance du secteur agricole dans l’économie nationale et internationale. D’autre part, le métier d’agriculteur est en constante évolution, il est de ce fait primordial que les programmes scolaires soient également évolutifs afin de transmettre les informations et les compétences nécessaires aux futurs éleveurs, par exemple en termes de gestion des ressources humaines ou des aléas climatiques. La comptabilité et la gestion entrepreneuriale sont des matières ciblées comme étant insuffisamment abordées dans les différents cursus scolaires agricoles. Enfin, il est bénéfique autant pour les éleveurs déjà en activité comme pour les apprenants de conforter et de développer encore les stages et parcours d’apprentissage, en particulier pour les jeunes non issus du milieu agricole pour qui les expériences pratiques sur le terrain sur nécessaires pour appréhender convenablement toutes les facettes du métier.

Un accès facilité au foncier et aux financements

Afin de favoriser les transmissions d’exploitations et permettre la réussite d’un projet d’installation, les auteurs du livre blanc proposent de renforcer le contrôle des structures. L’objectif principal est ici de limiter la taille que pourrait atteindre une exploitation agricole par suite d’un agrandissement ou une réunion d’exploitations pour favoriser l’installation et en laissant la priorité aux agriculteurs professionnels plutôt qu’aux prestataires de services à qui peuvent être délégués la gestion d’une exploitation agricole.

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Pour remédier en partie au manque de confiance des porteurs de projet quant à l’avenir, notamment au niveau de la valorisation des productions agricoles sur les marchés, les auteurs du livre blanc proposent un renforcement des études prévisionnelles économiques, prenant en compte les différents aléas climatiques, économiques, politiques et sociétaux. La méconnaissance de certaines productions, comme le lait et les produits laitiers de brebis, n’incite pas les jeunes à se lancer dans celles-ci. Les porteurs de projet doivent ainsi disposer de références technicoéconomiques dans la production qu’ils visent, apportant ainsi de la matière à une analyse plus critique de la situation.

Sur la question de la mobilisation de fonds pour les premiers investissements nécessaires à une installation-reprise, il est suggéré aux porteurs de projet de se tourner vers une solution locative ou un achat progressif du foncier dans un délai maximal de 25 ans. Cela permet au nouvel installé de sauvegarder de la trésorerie et de développer d’autres postes dès les premières années d’activités.

Enfin, l’image du métier d’éleveur dans la société nécessite d’être toujours améliorée, notamment en renforçant la communication sur les aménités positives de l’élevage sur les territoires et la qualité des produits animaux. Pour cela, les éleveurs sont appelés à prendre la parole et à ouvrir leurs fermes. Les visites scolaires en élevage doivent devenir plus prioritaires demain dans les collèges et lycées, afin de proposer aux élèves déjà soucieux de leur avenir une autre voie d’orientation professionnelle.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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