Le plastique responsable

- - 3 min
Sur le terrain, les démonstrations des applications de la plasticulture et du recyclage en culture de carotte, melon, asperge, fraise ont été assuré par Invenio. Crédits : © RFL

Le 21ème CIPA, congrès international des plastiques en agriculture, a accueilli plus de 250 participants à Arcachon fin mai. La problématique environnementale a été la préoccupation principale de cet évènement et a focalisé une grande partie des 50 interventions de spécialistes de la plasticulture. Celle-ci se décline sur deux thèmes majeurs : la gestion de la fin de vie des plastiques et le développement des matériaux biodégradables. « Avec le développement croissant de l’usage des plastiques, il est de la responsabilité des fabricants, vendeurs, utilisateurs et recycleurs d’assurer la collecte et le recyclage », a mentionné Paul Cammal, président du CIPA. Alors que certains pays comme la Chine sont au début de cette démarche, l’Europe et la France font preuve de maturité et d’efficacité.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Zéro mise en déchetterie en 2025

 Ainsi, après les films des serre, filets paragrêle, film de paillage..., le Comité français des plastiques en agriculture (CPA) a annoncé la création d’une filière de collecte APE pour les gaines souples d’irrigation usagées (GSIU), en partenariat avec Adivalor. « Sur un gisement cible de 1200 tonnes annuelles, les plasticulteurs français, importateurs, distributeurs et utilisateurs réunis, se sont fixés un taux de collecte de 50 % à l’horizon 2022, dont 75 % devront être recyclés », assure Bernard Le Moine, secrétaire général du CPA. De même, alors que la stratégie européenne prévoit zéro mise en décharge des plastiques à l’horizon 2030, le CPA, qui « souhaite être une profession responsable qui prend des engagements », se donne 2025 comme échéance. Sur le second volet des matériaux biodégrades, une première avancée est marquée par la définition d’une norme européenne concernant ces matériaux depuis janvier 2018. Des nombreuses présentations ont également témoigné d’un grand intérêt pour les applications de courte durée tels que les films de paillage, clips, ficelles, filets. « Des solutions biodégradables existent désormais pour presque toutes ces utilisations, avec un coût final qui tendra à se rapprocher de celui du PE (Polyéthylène). Il ne s’agit pas de produits miracles mais de solutions d’avenir », précisent les responsables. Elles permettront de limiter la pollution des sols comme en Chine, de développer de nouveaux usages comme sur le coton ou le riz, et d'apporter des solutions à la réduction des herbicides sur la tomate industrie ou la salade par exemple. Des cas concrets d'applications de la plasticulture et du recyclage en cultures de carotte, melon, asperge, fraise ont été présentés lors d’une journée de terrain organisée avec le partenariat d’Invenio, structure d’expérimentation régionale. Le prochain congrès CIPA aura lieu en 2021, à Shanghai.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires