Cotation Le manque d’offre perturbe le marché de l’œuf

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Le marché de l’œuf français montre des signes de reprise depuis quelques jours mais l’offre est insuffisante.

Après plusieurs semaines caractérisées par un manque de tonicité, le marché de l’œuf français montre des signes de reprise, comme toujours à l’approche de la rentrée. Les centres de conditionnement et les grossistes sont aux achats depuis mi-août. Cette soudaine recrudescence des ventes a mis en lumière un manque d’œuf notamment en plein air et en sol. À l’inverse, le bio reste largement offert. En cumul annuel mobile se terminant fin juillet, les ventes en volumes d’œufs bio reculaient de 4,5 % par rapport à l’an dernier, et même de 9,3 % par rapport à deux ans plus tôt, selon le baromètre Iri pour Les Marchés publié dans votre quotidien du 21 août. Les ménages optent pour des codes moins onéreux, conséquence de l’inflation, ce qui bénéficie au plein-air (+13,4 % en volume en cumul annuel). L’offre limitée peut s’expliquer par un grand nombre d’abattages de poules de réforme. Au premier semestre, 2023, l’activité était en dessous des niveaux de la moyenne 2019-2021. Une baisse des abattages (-15 %) au premier semestre 2023 comparé au premier semestre 2022, a permis un maintien de plus de 1,5 million de poules en production, selon l’Itavi, pour compenser les pertes liées à la grippe aviaire. Toutefois, l’activité d’abattage progressait en juin. D’autre part, la grippe aviaire continue de raréfier l’offre. La cotation a augmenté au cours de la semaine 34. Elle se rapproche désormais de celle de la Pologne, ce qui réduit la concurrence extérieure.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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