La FAO estime que la production mondiale de viande va encore progresser cette année, juge la FAO qui note que la baisse de l’offre en viande bovine est compensée par le rebond en porc et volaille. Le commerce mondial progresse aussi dans un contexte économique peu lisible.
383,5 millions de tonnes équivalent carcasse (téc), c’est la production mondiale de viande estimée pour 2025 par la FAO, soit 1,4 % de hausse par rapport à 2024.
C’est la volaille qui est le moteur de la croissance de la production mondiale de viande, puisqu’à 154,4 millions de téc, les volumes sont attendus en hausse de 2,9 %, malgré les impacts de la grippe aviaire sur plusieurs continents. En effet, la baisse des coûts de production permet de relancer la production, alors que la demande demeure robuste. La production de viande de porc est estimée en hausse de 1 % à 126,3 millions de téc, grâce à une meilleure productivité et malgré la fièvre porcine africaine qui n’est toujours pas contenue.
En viande bovine, la production devrait reculer de 0,4 % alors que les cheptels se sont contractés au Brésil et aux États-Unis après plusieurs années de hausse. Enfin, la production de viande ovine est stable, +0,2 %, alors que la baisse en Océanie est contrebalancée par une dynamique dans les autres bassins de production.
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Ce sont 43 millions de téc de viande qui devraient être échangées sur le marché mondial cette année (+1,7 %), soit 11,2 % de la production globale. Une croissance liée à la viande bovine, donc les échanges se reconfigurent car si l’offre est en repli et la demande bien présente, il faut tenir compte des barrières sanitaires et des droits de douane. L’Australie va développer ses envois vers les États-Unis, toujours en manque de bœuf, aux dépens du Brésil pénalisé par les droits de douane, et qui va se diversifier vers d’autres débouchés.
Sur l’ensemble de l’année, la FAO évoque une tendance haussière de son indice des prix de la viande. À noter néanmoins qu’en octobre l’indice FAO des prix de la viande a reculé de 2 % sur un mois, une première après huit mois de hausse. Il reste néanmoins 4,8 % au-dessus de son niveau de l’an dernier. La baisse a été provoquée par une forte chute des prix de la viande de porc et de la viande de volaille et par une baisse du prix de la viande d’ovins, partiellement compensée par une hausse des cours de la viande de bovins. L’indice des prix de la viande de bovins, quant à lui, a continué d’augmenter, porté par une hausse des prix australiens qui est due à la vigueur de la demande mondiale.