La FNPL demande le soutien du gouvernement et de l’industrie laitière pour permettre aux éleveurs de faire face au manque de fourrage et éviter la décapitalisation des troupeaux.
Lors d’une conférence de presse au Sommet de l’Élevage 2026, le 7 octobre, la Fédération nationale des producteurs laitiers a déroulé ses attentes pour faire face aux conséquences de la sécheresse et au manque de fourrage. « Nous avons besoin d’une prise de conscience du gouvernement qui n’est pas au rendez-vous des attentes des éleveurs avec le plan CASI (climat, adaptation, sécheresse, incendies) », commente Yohan Barbe, président de la FNPL.
En premier lieu, la fédération demande plus de clarté sur l’indemnisation de solidarité nationale et notamment sur l’indice satellitaire de pousse de l’herbe produit par Airbus. « Nous ne voulons pas remettre en cause totalement l’indice, mais aujourd’hui, il annonce 30 % de pertes de production fourragères, quand on est à 60 % sur nos exploitations, complète le président. Il ne prend pas en compte la distribution de fourrage réalisée ».
Les éleveurs ont besoin de financement pour acheter du fourrage, notamment avec le projet de loi de finances, comme cela a été fait l’an dernier pour la DNC. « Les éleveurs sont prêts à faire l’avance de trésorerie si on leur promet de toucher de l’argent en 2027 », ajoute Yohan Barbe.
La FNPL demande aux transformateurs un prix rémunérateur
Ce que demandent les éleveurs par-dessus tout, c’est un prix rémunérateur pour le lait. « Le prix a chuté au printemps. Face à la situation, les transformateurs n’ont pas bougé le petit doigt », souligne Stéphane Joandel, secrétaire général de la FNPL. Le syndicat estime qu’avec 50 à 60 € en plus pour 1000 l, les éleveurs pourraient faire face à cette période compliquée. La fédération souligne quand même une prise de conscience au niveau des distributeurs.
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La FNPL demande aussi plus de transparence dans les box de négociation et se dit prête « à être plus force de proposition lors de ces négos », souligne Yohan Barbe
Face au risque de décapitalisation du troupeau, Yohan Barbe préfère : « maintenir l’outil de production en place, avant de parler de réarmement ».