Chaussage intégral, chaussage à plat… Avant d’arriver à son itinéraire technique actuel d’entretien du solau Château Prieuré-Lescours, à Saint-Sulpice-de-Faleyrens et au Clos Badon, à Saint-Émilion, en Gironde, Christophe Lardière responsable des propriétés, a testé différentes solutions. « Je faisais du chaussage intégral jusqu’en 2014 environ, se remémore-t-il. Jusqu’à cette époque, on brûlait les sarments dans une petite brouette. »
Mais en 2016, il décide de passer au broyage des sarments, ce qui implique un sol plat. Il troque donc le chaussage classique pour du chaussage à plat. Et pour conserver ses sols vivants l’hiver, il commence à semer de l’engrais vertavec une herse rotative munie d’un semoir. Mais le résultat est aléatoire et surtout le temps passé est trop important. En outre, ce nouvel itinéraire ne s’avère pas si simple à maîtriser ; les engrais verts colonisent vite le cavaillon, ce qui complique la reprise du travail du solau printemps.
Trouver un semoir qui ne tasse pas les sols
À cela s’ajoute un autre frein. Christophe Lardière trouve peu de matériel adapté sur le marché. « J’ai par exemple utilisé un semoir avec un rouleau packer, cite-t-il. Mais l’appareil était trop lourd et impliquait deux passages, l’un pour le travail du sol, l’autre pour le semis. »
Il passe son outil fait maison à 4 km/h et en est très satisfait, le semis étant « très régulier ». Cet automne, après les vendanges, il a ainsi semé un mélange d’avoine rude (40 %), de seigle antoninskie (40 %), de moutarde d’Abyssinie (10 %) et de radis chinois (10 %). Mais il varie les espèces. « Je mets parfois de la vesce, mais il faut veiller à ce qu’elle ne colonise pas le cavaillon », remarque-t-il. Afin de maîtriser les débordements sous le rang, la bande semée est réglée à 70 cm.