Interbev s’inquiète de la concentration des abattages de chevreaux au printemps

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La promotion de la viande de chevreau se poursuit en France avec deux temps forts programmés du 1 au 28 mars 2027 puis du 19 avril au 16 mai. Crédits : © Interbev/A. Roche

Près de 70 % des chevreaux sont aujourd’hui abattus en mars et avril. Une concentration qui met les abatteurs sous tension, alerte la section caprine d’Interbev, qui appelle les éleveurs à mieux anticiper leurs mises à la reproduction.

226 400 chevreaux légers ont été abattus en mars-avril 2026, soit près de 70 % des 327 900 têtes abattues sur la campagne (septembre 2025 à avril 2026). Sur l’année, Interbev observe une baisse de 3 % du nombre de chevreaux abattus. Pour Gérard Chabauty, éleveur des Deux-Sèvres et président de la section caprine d’Interbev, le principal sujet n’est pas la baisse des volumes d’abattage mais leur concentration croissante autour de Pâques. « Les outils d’abattage ne peuvent pas être dimensionnés pour ne fonctionner qu’un mois dans l’année », souligne-t-il. Il invite les éleveurs à réfléchir au nombre de chèvres à mettre à la reproduction en fonction des débouchés disponibles. « Le chevreau est un produit noble, aime-t-il à rappeler. Il faut se donner les moyens de le valoriser. Actuellement, le principal débouché est à l’export mais si tous les éleveurs s’impliquaient et en mangeaient eux-mêmes, on trouverait d’autres débouchés en France. »

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Afin de mieux répartir les sorties de chevreaux sur l’année, Interbev poursuit le déploiement d’outils d’accompagnement de l’engraissement à la ferme comme la cartographie interactive des abattoirs (abattoirs-chevreaux.fr) ainsi que les fiches de dialogue (abattoirs-chevreaux.fr/faire-abattre).

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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