Près de 70 % des chevreaux sont aujourd’hui abattus en mars et avril. Une concentration qui met les abatteurs sous tension, alerte la section caprine d’Interbev, qui appelle les éleveurs à mieux anticiper leurs mises à la reproduction.
226 400 chevreaux légers ont été abattus en mars-avril 2026, soit près de 70 % des 327 900 têtes abattues sur la campagne (septembre 2025 à avril 2026). Sur l’année, Interbev observe une baisse de 3 % du nombre de chevreaux abattus. Pour Gérard Chabauty, éleveur des Deux-Sèvres et président de la section caprine d’Interbev, le principal sujet n’est pas la baisse des volumes d’abattage mais leur concentration croissante autour de Pâques. « Les outils d’abattage ne peuvent pas être dimensionnés pour ne fonctionner qu’un mois dans l’année », souligne-t-il. Il invite les éleveurs à réfléchir au nombre de chèvres à mettre à la reproduction en fonction des débouchés disponibles. « Le chevreau est un produit noble, aime-t-il à rappeler. Il faut se donner les moyens de le valoriser. Actuellement, le principal débouché est à l’export mais si tous les éleveurs s’impliquaient et en mangeaient eux-mêmes, on trouverait d’autres débouchés en France. »
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Afin de mieux répartir les sorties de chevreaux sur l’année, Interbev poursuit le déploiement d’outils d’accompagnement de l’engraissement à la ferme comme la cartographie interactive des abattoirs (abattoirs-chevreaux.fr) ainsi que les fiches de dialogue (abattoirs-chevreaux.fr/faire-abattre).