Inflation : comment le Comté s’adapte ?

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Alain Mathieu, président de l'interprofession du comté. Crédits : © CIGC/Olivier Marie

Alors que les consommateurs descendent en gamme et limitent leurs achats de fromages AOP en cette période inflationniste, la filière Comté s’adapte, et le comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC) a décidé de baisser de 4 % les droits à produire alloués aux fruitières sur 2023-2024. « Il s’agit de maintenir l’équilibre entre le marché et la production » écrit son président, Alain Mathieu, sur le site de l’interprofession. Les ventes de Comté étaient en plein boom depuis des années, comme tous les fromages à pâtes dures, et bénéficiaient aussi de l’engouement pour les râpés et autres fromages ingrédients. Mais en cumul annuel sur les neuf premiers mois de l’année, les achats de comté des ménages pour leur consommation à domicile reculent de 0,9 %, selon les données de Kantar relayées par FranceAgriMer. Le prix de la meule de Comté reste au-dessus des années précédentes. 

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Si la production tend à augmenter ces dernières années, la filière a déjà joué la carte de la modération des volumes, par exemple en 2015 lors de la fin des quotas et en 2004, lors de la croissance rapide des fabrications.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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