Dix causes possibles de dégradation d’une prairie

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Pour Bruno Osson, Semae (Gnis), l’élimination des causes de dégradations représente la première piste de progression. Si pour une partie d’entre elles, seul un changement de pratiques permet d’améliorer ou de maintenir la qualité et la productivité des parcelles herbagères, pour les autres, l’éleveur ne pourra rien changer.

1 Ne pas exploiter l’herbe trop ras

Raser trop court, surtout en période estivale, pénalise l’avenir de la plante et facilite l’implantation d’adventices indésirables. « Cinq centimètres au pâturage et sept centimètres en fauche sont les hauteurs minimums à laisser après exploitation », conseille Bruno Osson.

2 Le sous-pâturage

Dès que l’herbe fait 15 cm, le pied de la plante ne reçoit plus de lumière et la plante ne talle plus. Avant l’hiver, il vaut mieux viser 5 cm de hauteur d’herbe. Au printemps, on peut faire pâturer au fil, réduire la taille des herbages ou encore faire du topping (faucher et mettre les animaux ensuite).

3 Le piétinement en mauvaises conditions

La circulation systémique de la plante s’arrête avec le piétinement et entraîne la mort de cette dernière (https://www.gnis-pedagogie.org/uploads/gnis-pedagogie-d1490-guide-entretien-mecanique-prairies-afpf-2020.pdf).

4 Une fertilisation mal raisonnée ou mal répartie

Les déjections animales restituent presque 100 % des besoins en phosphore et en potasse aux plantes mais attention à favoriser la répartition de ces dernières sur l’ensemble de la parcelle. « Le pH représente un facteur également très important. Il peut parfois être utile de lever le pied sur l’azote, et avec le même budget, faire un apport de chaux », souligne Bruno Osson.

5 L’absence de déprimage

Cette exploitation précoce à la sortie de l’hiver (somme des températures à 200 °C – outil date N’Prairie d’Arvalis), permet de nettoyer la prairie et de lui offrir les meilleures conditions de démarrage possible.

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6 La sénescence simultanée

Elle concerne plus les prairies temporaires.

7 Une mauvaise activité biologique du sol (vers de terre, bactéries, champignons)

La biologie des bactéries, champignons et vers de terre peut être altérée par un engorgement en eau et une asphyxie, par une accumulation de mulch, par un pH trop bas, par un tassement excessif, par trop d’ombre. Par ailleurs, la circulation de l’eau est souvent gênée par des bourrelets de curage. On peut alors réaliser des rigoles de 20 cm à l’aide d’une machine.

8 Une flore mal adaptée aux objectifs

Si les espèces et variétés choisies ne sont pas adaptées aux conditions pédoclimatiques, aux méthodes d’exploitation, elles seront rapidement remplacées par des espèces de moindre intérêt.

9 Les accidents d’ordre climatique…

On peut citer le gel, la sécheresse, les inondations exceptionnelles, ou les accidents liés à des dégâts d’animaux (campagnols, sangliers, taupes…)

10 Des négligences

Certaines pratiques sont défavorables à la pérennité des prairies : rouler sur de l’herbe gelée, épandre du fumier mal émietté, laisser des balles de fourrages trop longtemps au champ.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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