À l’occasion du SPACE, SBV, le réseau de boucheries Despi, et trois organisations de producteurs ont officialisé leur engagement de 7 ans pour valoriser la dinde française sous la démarche Côté Jardin, avec un objectif de 12 000 dindes par semaine d’ici fin 2027, commercialisées dans les enseignes Grand Frais.
Ce jeudi 16 septembre, au salon du SPACE, SBV et les organisations de producteurs Eureden, Huttepain Bretagne et Groupe Michel, ont signé un engagement de 7 ans, visant à revaloriser la dinde française sur les étals des magasins en collaboration avec le réseau de boucheries artisanales des magasins Grand Frais, Despi.
En accord avec les attentes sociétales
« Nous observons une évolution des attentes du consommateur, avec plus de local, une attention au bien-être des animaux élevés, et une proximité renforcée entre le producteur et le consommateur », explique Arnaud Pascal, directeur général de Despi. Ce réseau de boucheries, partenaire exclusif de l’enseigne Grand Frais, dessert près de 330 magasins sur l’hexagone, hors Île-de-France. Alors que la consommation de volailles progresse plus vite que la production, favorisant les importations, l’enseigne Grand Frais mise sur une offre de dinde française, en viande fraîche, valorisée grâce à la démarche Côté Jardin.
« Nous commençons par un approvisionnement de 3 000 dindes par semaine. L’objectif, c’est d’atteindre 12 000 dindes par semaine d’ici octobre 2027 » précise Laurent Girard, Directeur Général de SBV (Société Bretonne de Volaille). L’ambition est ainsi d’augmenter les volumes de 3 000 dindes hebdomadaires tous les 6 mois au cours des deux prochaines années. Cette progression est en effet conditionnée par les capacités d’abattage, et la spécificité des boucheries Grand Frais, où la viande est découpée et transformée sur place. Pour cela, SBV livre les filets entiers et surtout, frais. « C’est la difficulté que nous avons aujourd’hui : nous sommes capables de fournir seulement 3 000 dindes par semaine, car nous abattons seulement le mardi et le jeudi. Pour augmenter le volume et garantir la livraison en frais, il faut plus de jours d’abattage. », clarifie Laurent Girard.
Valoriser la démarche Côté Jardin
Cet engagement vise également à offrir une nouvelle visibilité à la dinde, souvent gardée dans l’ombre du poulet. « Garantir un débouché nous aide à conforter notre croissance », soutient Laurent Girard. Actuellement, cet engagement concerne seulement 30 éleveurs engagés dans la démarche Côté Jardin, et affiliés à l’une des trois organisations de producteurs signataires. La multiplication des actions de communication autour de la dinde, portée par les organisations de producteurs, vise notamment à accroître le nombre d’éleveurs engagé dans la filière. « Les éleveurs adhèrent parce qu’ils sont heureux que nous parlons d’eux. Ils retrouvent une véritable fierté autour de leur métier, alors que la dinde a souvent été délaissée », se réjouit Brigitte Le Trehuidic, du groupement Huttepain.
Un fonds de développement à destination des éleveurs
Cet engagement comporte également la création d’un fonds de développement abondé par les signataires, destiné à soutenir la filière dinde française. « Une fois que le volume des 12 000 dindes semaines sera atteint, ce qui représentera 2 000 tonnes de vente à Despi, ce fond atteindra près d’un million d’euros par an », salue Laurent Girard. Ce fond collectif sera redistribué aux éleveurs de dindes sous forme d’aides à l’investissement pour les aménagements de fenêtres et de vérandas, ce qui leur permettra, à l’avenir, de valoriser leurs dindes sous la démarche Côté Jardin.
Démarche Dinde Côté Jardin :
30 % de jardin d’hiver avec accès dès 6 semaines
Lumière naturelle
Enrichissements
Souche intermédiaire
Abattage autour de 85 jours pour les femelles et 127 jours pour les mâles