Des équipes d’intervention bien formées et accueillies

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Chez cet éleveur astucieux, les cottes et pédisacs sont stockés dans un caisson qui sert aussi de banc et de barrière séparation du sas. Crédits : © A. Puybasset
La préparation du chantier de ramassage, l’organisation des équipes et la manipulation des animaux conditionnent à la fois la biosécurité, le bien-être animal et la sécurité des intervenants. Crédits : © Itavi-Rousset N.
Le sas doit être fonctionnel et suffisamment grand pour être utilisé efficacement. Crédits : © A. Puybasset
EPI à porter lors d’une intervention en élevage : bottes, combinaison, gants, masque FFP2, charlotte, gilet haute visibilité et, si besoin, lampe frontale pour les chantiers de nuit. Crédits : © Itavi – Pertusa M.
Lors du ramassage, les volailles doivent être manipulées avec précaution afin de limiter le stress, les blessures et les risques pour les intervenants. Crédits : © Itavi – Pertusa M.

Ramassage des volailles, vaccination, chargement des animaux… Ces interventions mobilisent de nombreux intervenants et impliquent des enjeux importants de biosécurité, de bien-être animal et de sécurité au travail.

Dans un contexte où les équipes d’intervention peuvent être composées de personnes d’origines, d’expériences et de langues différentes, il est bon d’harmoniser les pratiques autour d’un socle commun de connaissances des principaux risques rencontrés lors des opérations de ramassage, de vaccination et de manipulation des volailles.

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Des risques bien réels sur le terrain

Les équipes de ramassage peuvent intervenir sur plusieurs élevages au cours d’une même nuit à un rythme très élevé. Les équipes de vaccination enchaînent plusieurs chantiers et à chaque déplacement, l’objectif d’efficacité, associé à un manque de précautions, augmente le risque d’introduire ou de diffuser un agent pathogène. Sur le terrain, les écarts au respect des règles de biosécurité ne sont pas toujours liés à un manque de bonne volonté. Ils sont souvent la conséquence d’une méconnaissance de ces risques et/ou d’un chantier mal préparé : matériel oublié, sas sanitaire peu fonctionnel, équipements inadaptés ou manque de temps. Combien de fois un intervenant se rend compte, une fois devant le bâtiment, qu’il lui manque une paire de gants ou un document ? Certes, quand on n’a pas de tête, on a des jambes. Mais en élevage, chaque aller-retour implique aussi de respecter à nouveau les procédures. Le rôle du sas sanitaire, de son utilisation, à l’utilisation des équipements de protection individuelle, la liste des mesures et précautions à prendre doit faire l’objet de rappels fréquents pour une observance réelle de la biosécurité lors des chantiers et entre les chantiers.

Respecter et protéger les hommes et les volailles

Une manipulation inadaptée, un chantier mal organisé ou des animaux stressés augmentent les risques de blessures, aussi bien pour les volailles que pour les personnes qui les manipulent. Pour les équipes, ne pas se préoccuper de la santé des personnes alors que le travail est pénible, entraîne, blessures, arrêts de travail et abandons de poste avec des conséquences sur l’organisation et la qualité du travail réalisé.

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Des EPI adaptés et disponibles

La sécurité doit être une priorité, les équipements de protection individuelle (EPI) ne sont pas là pour faire joli. Une paire de bottes adaptée sera toujours plus efficace qu’une succession de surbottes qui glissent, se percent ou deviennent une étuve après quelques minutes de chantier… Les équipements protègent à la fois les animaux et les personnes qui interviennent auprès d’eux.

Du point de vue des volailles, rappeler qu’elles ne doivent jamais être portées par la tête, le cou, la queue ou une seule aile peut paraître évident, mais dans la précipitation cela reste une cause fréquente de blessures lorsque ces précautions ne sont pas respectées. Pour les éleveurs, les conséquences de chantiers ou d’équipes mal préparées sont observées à l’abattoir sous la forme de lésions qui engendrent des pertes économiques significatives.

Une responsabilité partagée

La biosécurité et la protection des animaux et des personnels ne reposent pas uniquement sur les équipes intervenantes. L’éleveur a lui aussi un rôle essentiel à jouer. Un sas fonctionnel, du matériel disponible, des accès dégagés ou encore la présence d’une personne référente facilitent l’application des bonnes pratiques sur le terrain.

L’outil de e-learning Ramass’Volailles Pro forme aux bonnes pratiques

La réglementation impose aux entreprises de désigner un responsable d’équipe formé aux enjeux de santé animale et de biosécurité. Pour contribuer à la professionnalisation d’un maillon important mais parfois peu considéré de l’élevage des volailles, l’Itavi, à la demande de professionnels du secteur, a développé un e-learning : « Ramass’Volailles Pro » afin d’accompagner les équipes et les éleveurs dans l’application des bonnes pratiques de biosécurité et de protection des animaux et des personnes lors des interventions en élevage.

Accessible en ligne, Le module aborde les principales thématiques rencontrées sur le terrain : biosécurité, bien-être animal, sécurité des intervenants et bonnes pratiques de manipulation des volailles. Développé avec le soutien du projet européen NetPoulSafe et en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, l’outil de formation est validé par la DGAL. Il est disponible en français, anglais, roumain et arabe et accessible aux responsables d’équipe, ramasseurs et autres intervenants en élevage.

Avec plus de 260 professionnels inscrits, le niveau de satisfaction globale est supérieur à 4,5/5.

Le parcours dure environ une heure et peut être suivi à son rythme sur ordinateur, tablette.

Avis d’expert : Bénédicte Pennanguer, formatrice à l’Itavi

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Bénédicte Pennanguer, formatrice à l’Itavi © Itavi

Un sas mal organisé, une paire de gants oubliée ou un équipement inadapté peuvent sembler anecdotiques. Pourtant, ce sont souvent ces petits détails qui compliquent le respect de la biosécurité et du bien-être animal. Quand le sas sanitaire est trop petit, un local complémentaire peut être utilisé pour le lavage des mains et le changement de tenue. Il faut alors maintenir un cheminement propre jusqu’au bâtiment, avec le port de pédisacs, puis enfiler les bottes du chantier dans le sas en respectant le franchissement des zones. Il faut aussi penser à l’éclairage extérieur pour guider les équipes lors des chantiers de nuit. Sur le terrain, les équipes ne cherchent pas à contourner les règles : elles ont surtout besoin que les conditions leur permettent de les appliquer correctement. Un chantier bien préparé reste souvent le moyen le plus simple d’éviter les problèmes.

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À RETENIR

La check-list avant intervention

Avant l’arrivée d’une équipe de ramassage ou de vaccination, vérifier :

- Sas sanitaire opérationnel

- Eau et savon disponibles

- EPI disponibles

- Matériel préparé

- Accès dégagés

- Personne référente présente

Les trois questions avant l’entrée

Avant de franchir le sas :

- Ai-je tout le matériel nécessaire ?

- Ai-je les EPI adaptés ?

- Vais-je devoir ressortir dans cinq minutes pour chercher quelque chose ?

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