Depuis 2023, le ramassage des 12 200 m2 de poulaillers de chair de l’exploitation de Gilles, installé avec son frère dans le Finistère, est réalisé avec leur machine Apollo, achetée neuve.
Utilisée le matin même, la ramasseuse mécanique Apollo, est posée sur sa remorque, avec ses ailes repliées, attendant d’être soigneusement nettoyée et entretenue, pour être fin prête pour le ramassage suivant. Acquise il y a trois ans par Gilles et son frère, installés dans le Finistère, elle totalise 1 600 heures au compteur. Elle est utilisée pour le ramassage de leurs 12 200 m2 de poulaillers, répartis sur trois sites proches : l’un de 5 000 m2 en poulet export et les deux autres de 6 000 m2 et 1 200 m2 en poulet classique, chacun conduit en bande unique. Les éleveurs ont durant plusieurs années embauché leur propre équipe de ramasseurs en contrat Tesa puis fait appel à une entreprise de ramassage. « Certaines nuits de ramassage, il y avait jusqu’à 12 camions à remplir. La gestion des équipes de ramasseurs devenait compliquée », retrace Gilles. Un peu sur un coup de tête, il a contacté directement le fabricant Ciemme en Italie pour demander un devis. Trois mois après la machine était livrée dans la cour.
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Une durée de ramassage équivalente
Les éleveurs ont opté pour le modèle Génération 2 avec une largeur du tapis de collecte de 9 mètres (1). « Nous sommes à deux sur la machine, plus une personne à surveiller au sol. Notre objectif est qu’elle tourne en permanence mais à une cadence modérée pour éviter tout risque de blessure des poulets. Nous ne cherchons pas à aller vite. » Les bâtiments de 11 mètres de large sont ramassés en un seul passage. Il en faut deux pour les plus larges. Le remplissage d’un camion se fait en l’espace de 45 minutes. C’est la même durée qu’avant en ramassage manuel, avec une personne de l’élevage mobilisée en plus. « Le travail est moins fatigant. »
Un retour sur investissement rapide
La machine leur a coûté 195 000 euros, frais de livraison compris. Ils ont également investi dans une remorque La Littorale avec un plateau de 10 mètres de long, tirée par un tracteur pour le transport entre sites. Pour cette taille d’élevage, le retour sur investissement est particulièrement rapide. « En comptant l’achat de la machine, le coût de l’assurance (1 700 euros par an) et la main-d’œuvre supplémentaire, nous avons calculé un retour sur investissement de deux à trois ans, sachant que durant la dernière année en ramassage manuel avec un prestataire, nos charges de ramassages ont atteint 100 000 euros. »
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Un entretien après chaque utilisation
La machine est nettoyée après chaque utilisation, soit deux heures auxquelles s’ajoutent deux autres heures pour l’entretien, pour éviter tout risque de panne en plein chantier. « En trois années d’utilisation, nous avons eu très peu d’embêtements. » Le coût de la machine intègre un « kit de sécurité » avec un jeu de rechange pour chacun des trois types de tapis de convoyage.
Disposer de sa propre machine a aussi des contraintes. « C’est une chose à gérer en plus, en termes d’organisation et d’anticipation sur l’exploitation », nuance-t-il sachant que les deux associés exploitent aussi un atelier culture et une activité d’ETA. « Les jours de ramassage, nous sommes, mon frère et moi, tous les deux mobilisés sur l’élevage, contre un seul de nous auparavant. Nous sommes désormais aujourd’hui trois à être formés à la conduite de la machine, avec l’un de nos salariés, qui a pris goût à la conduire », apprécie-t-il.
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(1) Il existe également une version plus compacte de 6 mètres de large
Une ramasseuse adaptée pour tous types de conteneur
Lors de la livraison de leur machine Apollo Génération 2, les éleveurs ont été accompagnés par deux personnes de Ciemme durant deux demi-journées pour prendre en main la machine. « Sa conduite est assez aisée. »
Une fois la machine rentrée dans le poulailler, les deux ailes latérales sont déployées pour former un tapis de collecte de 9 mètres de large. Par un jeu de tapis roulants successifs, les poulets transitent jusqu’à un convoyeur central dont l’extrémité est mobile.
Le remplissage des caisses du conteneur est régulé automatiquement grâce à un système de pesons au niveau du plateau. « La pesée est très fiable et la répartition des volailles homogène dans les casiers. » Le taux de saisies déjà à un niveau bas s’est encore amélioré avec le passage au ramassage mécanique.
La machine Apollo fonctionne avec tout type de conteneurs, qu’ils soient de type Marel pour les abattoirs LDC ou ceux plus anciens de France Poultry, et pour lesquels une adaptation a été faite sur le plateau en carrousel.
Avec ses tapis de collecte au ras du sol, la machine Apollo nécessite d’avoir un sol plat. « La moitié de nos surfaces est en sol béton et l’autre en terre battue. »
Pour une meilleure maîtrise sanitaire, c’est le télescopique de l’élevage qui transporte les conteneurs entre les poulaillers et le camion de transport des volailles.