La production française de viande ovine va de nouveau reculer en 2026, calcule l’Idele. Pourtant, les prix pourraient bien ne pas réussir à battre leurs records de 2025 à cause d’une demande en fort retrait.
Avec Agra
Les abattages contrôlés d’ovins en France devraient reculer une nouvelle fois en 2026, de 4 % (à 64 000 téc), principalement en raison des effets sur le long terme de la fièvre catarrhale ovine (FCO), selon le bilan annuel de l’Idele paru le 14 avril.
Après cette épizootie, dont le pic a été atteint en 2024, les éleveurs reconstituent leurs troupeaux : le cheptel hexagonal atteint 4,9 millions de brebis en novembre 2025 (+1 % sur un an), et les abattages d’ovins de réforme sont attendus en baisse de 3 % en 2026. « La hausse des mortalités des reproducteurs au second semestre 2024 a provoqué une baisse des naissances puis des sorties en 2025 », explique l’Institut de l’élevage.
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En 2026, les importations de viande ovine, comme celles d’ovins vivants, sont une nouvelle fois attendues en baisse, tandis que les exportations françaises devraient se maintenir (-1 %). Résultat : « Le manque d’approvisionnement pour le marché français est notable », avec un disponible prévu à -3 %. En cause, la baisse des abattages en Espagne dont le cheptel a chuté, et une baisse structurelle de la production en Nouvelle-Zélande. Irlande et Royaume-Uni devraient néanmoins rester au moins autant présents qu’en 2025.