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Comment se porte la consommation de charcuteries à domicile et en restauration ?

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99,4 % des foyers français sont acheteurs de charcuteries Crédits : © Catherine Takougang

Le marché français de la charcuterie amorce un rebond en 2025. La consommation à domicile porte la croissance. En restauration à domicile, le marché dépasse 1 milliard d’euros et les volumes tendent à se stabiliser, portés par la consommation en charcuteries de porc.

 Près de 76 % des Français consomment de la charcuterie, en moyenne trois fois par semaine.

En 2024, le marché français de la charcuterie représentait un chiffre d'affaires de 9,6 milliards d'euros pour 1,22 million de tonnes de produits fabriqués dans l'Hexagone. En 2025, la consommation a progressé de 1,2 % en volume et décru de 0,3 % en valeur. La dynamique positive se poursuit en 2026, avec une progression de 0,4 % des volumes au premier trimestre. 

Recensement des habitudes de consommation à domicile des français en produits carnés 
Catégorie de produit carné% des Français qui en consommentConsommation par semaine
Viande boucherie fraiche53%2,1 fois
Volaille et lapin frais56%2 fois
Viande et volailles surgelées20%1,5 fois
Jambons et charcuterie76%3 fois
Oeufs de poule98%2 fois

Quelques catégories de charcuterie dynamiques

La reprise du marché s'appuie avant tout sur une hausse de la fréquence d'achat, qui a progressé de 2,4 %. Les foyers français achètent désormais 28,1 kg de charcuteries par an. « On se rapproche d’un niveau d'avant-crise », souligne Laurent Bauge, directeur frais chez Worldpanel Numerator, à l'occasion des assises de la Fict, organisées le 9 juin.

Lire aussi : « Les entreprises vont améliorer la qualité nutritionnelle des charcuteries, parfois des recettes ancestrales » 

Cette dynamique se concentre sur quelques catégories phares. Le jambon cuit, produit incontournable du rayon, voit ses volumes progresser de 2,6 % en volume. Les saucisses à gros hachage, telles que les chipolatas, merguez, saucisses de Toulouse ou encore de Montbéliard, affichent une croissance plus soutenue de 6 %. 

« Les seniors restent le moteur de l'alimentaire. Ils représentent 31 % des dépenses alimentaires des Français »

Les seniors, les plus consommateurs de charcuteries

« Les seniors restent le moteur de l'alimentaire. Ils représentent 31 % des dépenses alimentaires des Français », souligne Laurent Bauge. Les foyers de 65 ans et plus constituent également la catégorie la plus consommatrice de charcuteries, avec 29 % des volumes achetés. En quatre ans, leurs achats en drive ont progressé de quatre points, soit la plus forte hausse de l'ensemble des classes d'âge. Cette montée en puissance du drive participe à la progression de la consommation au sein de ces foyers.

« La reprise passe par tous les circuits périphériques de consommation »

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Le potentiel de développement reste toutefois important car 80 % des seniors n'utilisent pas encore ce circuit. « C'est la population qui, en quatre ans, a le plus développé ses usages du drive et qui conserve encore le plus fort potentiel d'expansion », observe Laurent Bauge.

L'essor des circuits spécialisés soutient la consommation 

Un foyer fréquente le rayon charcuterie 15 fois par an, contre 26 visites pour le rayon viande. « La charcuterie reste un rayon indispensable pour générer du trafic au sein des différents circuits de distribution » indique Laurent bauge. Le développement des circuits de proximité et spécialisés a aussi joué un rôle important dans la progression de la consommation des foyers. « La reprise passe par tous les circuits périphériques de consommation » selon l’analyste.  Les circuits spécialisés enregistrent ainsi une hausse de 4,9 % du trafic, tandis que les magasins biologiques apparaissent comme les enseignes avec les meilleures valorisations sur la catégorie charcuteries.

Le rayon coupe revient en force

Après trois années de recul, le rayon coupe en magasins gagne en dynamisme avec un rebond de 4,1 % e volume. Cette tendance est observée dans l'ensemble des points de vente, mais particulièrement stimulée par le retour en force des circuits spécialisés, où les volumes progressent de 9,6 %. 

Les marques nationales reprennent des parts de marché

Autre fait marquant, la reprise de la consommation en charcuteries bénéficie davantage aux marques nationales qu'aux marques de distributeurs (MDD). Pour la première fois depuis plusieurs années, les MDD les moins valorisées économiquement enregistrent un recul. Pour autant, l’analyste de Worldpanel Numerator nuance : « Attention cela ne signifie pas que les Français se détournent de ce type d'offre. La forte progression observée pendant la crise inflationniste explique en partie ce mouvement de recul. Avec l'apaisement des tensions sur les prix, nous nous dirigeons davantage vers une phase de stabilisation. »

L’offre en restauration hors domicile progresse en valeur uniquement

« La consommation de charcuterie en restauration hors domicile montre des signes de ralentissement », alerte Audrey Adnet, directrice France de Circana Foodservice, en baisse de 1% en volume en 2024, après une progression de 1,4 % entre 2023 et 2024.

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En revanche le marché continue de progresser en valeur (+2 %), franchissant pour la première fois le seuil du milliard d'euros, à 1,02 milliard d'euros. Dans le secteur, la consommation est principalement portée par la restauration commerciale, qui concentre 58 % des volumes. Le marché est dominé à 83 % par les charcuteries de porc. Le jambon cuit représente 21 % des volumes consommés. Il est suivi par les charcuteries sèches et salaisons (saucissons, saucisses sèches), qui représentent 17 % des volumes. Les pâtés, lardons et rillettes totalisent quant à eux 28 % des volumes, devant les saucisses à pâte fine, les produits tripiers et les charcuteries de volaille, dont la consommation est orientée à la baisse.

Part en volume des différentes charcuteries salaisons traiteurs(CST) servis en RHF (Diagramme en anneau)

Au-delà des repas traditionnels, l’offre de charcuterie se développe sur de nouveaux temps de consommation, notamment les brunchs, les planches apéritives et les moments de convivialité tout au long de la journée.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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