Les abattages de bovins et de porcins ont reculé au premier trimestre par rapport à la moyenne de la même période de 2019 à 2023. En ovins, la situation est assez différente, en lien avec des fêtes de Pâques précoces cette année.
En mars, les abattages de gros bovins reculent de 2,3 % sur un an, selon les données d’Agreste. Seuls les abattages de gros bovins mâles augmentent (+2,4 %) tandis que ceux de vaches allaitantes, laitières et de génisses reculent, respectivement de 7,6 %, 3,9 % et 1,6 %. En cumul sur le premier trimestre, les abattages de gros bovins reculent de près de 2 % sur un an et de 6 % par rapport à la moyenne 2019-2023.
Les abattages de porc reculent en mars après le rebond en février
En mars, le nombre de porcs charcutiers abattus recule de 2,3 % sur un an et se situe 7,7 % sous sa moyenne des mois de mars des cinq années passées. Néanmoins, grâce à un petit rebond en février, les chiffres du premier trimestre 2023 sont à une très légère hausse (+0,3 % ) des abattages de porcins sur un an, même si la baisse reste nette si l’on compare à la moyenne 2019/2023 (-6 %).
Au mois de mars, les abattages d’agneaux ont bondi de 14,1 % en têtes par rapport à mars 2023, et de 15,3 % par rapport à la moyenne quinquennale. Ce rebond est à relier bien sûr au calendrier avec un positionnement précoce de la fête de Pâques cette année (week-end du 30, 31 mars et 1er avril contre mi-avril en 2023) et de celui du Ramadan. Ce décalage joue sur les résultats de l’ensemble du trimestre avec des abattages d’ovins en hausse de 5 % sur un an et stables par rapport à la moyenne. Pour autant, les résultats du trimestre suivant devraient être en baisse.