Le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué le 30 septembre, mobiliser 15,3 millions d’euros pour deux projets qui visent à aider les agriculteurs à réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques. Des objectifs sont fixés pour les grandes cultures et les fruits et légumes.
[Avec Agra Presse]
Dans le cadre de France 2030, le ministère de l’Agriculture annonce dans un communiqué du 30 septembre mobiliser 15,3 millions d’euros sur la question des alternatives aux produits phytopharmaceutiques. Deux projets seront soutenus, avec l’objectif d’accompagner des agriculteurs dans la réduction de ces produits, tout en « préservant la rentabilité de leur exploitation ».
Le premier projet « Pragmatic » de l’entreprise de conseil Milpa vise d’accompagner 50 000 hectares de grandes cultures dans l’Hexagone. Et le second projet « Coop Protect » de la coopérative agricole Rougeline ambitionne de réduire de 20 % l’usage de produits phytopharmaceutiques de 143 hectares de tomates, fraises et concombres produits sous serre. Les 49 sites de production de fruits et légumes concernés sont situés en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans la vallée du Rhône.
Appliquer les principes de l’agriculture biologique de conservation (ABC) aux grandes cultures
Pour le premier projet « Pragmatic », l’entreprise Milpa Conseil utilisera « six leviers agronomiques » pour réduire l’usage de ces produits. En pratique, l’idée est d’appliquer les principes de l’agriculture biologique de conservation (ABC), selon nos confrères d’Agra Presse. Ce projet réunira des agriculteurs, des « fournisseurs de technologies », un « partenaire de l’assurance » et des « entreprises intervenant après la production », détaille le ministère de l’Agriculture. L’entreprise Milpa, qui accompagne 6000 hectares de grandes cultures, a pour objectif d’arriver à un indicateur de fréquence de traitements (IFT) compris entre 0 et 0,3, sur les 50 000 hectares visés.
Sur le projet « Coop Protect », la coopérative Rougeline combinera « plusieurs méthodes de protection agroécologique ». Les producteurs seront accompagnés par des experts indépendants et des entreprises intervenant après la production. Le but est de « partager les risques économiques liésà ces changements de pratiques et sécuriser les producteurs engagés », soutient le ministère de l’Agriculture dans son communiqué.