Aliments composés : l’audit unique est sur les rails

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Coop de France Nutrition animale et le Snia ont obtenu la reconnaissance officielle de leur guide de bonnes pratiques, un « référentiel métier » qui répond à la multiplication des cahiers des charges.

Une « grosse proportion » de fabricants d’aliments composés est susceptible de demander la certification par tierce partie de leurs usines au premier semestre 2009, a présumé mercredi Adolphe Thomas, président du Snia (syndicat national des industriels de la nutrition animale), lors de la présentation à la presse de ce nouveau système dont la reconnaissance officielle va paraître ces prochains jours au journal officiel. Cette certification sanctionnera l’application du Guide de bonnes pratiques élaboré par les deux syndicats du secteur, le Snia et Coop de France Nutrition animale (ex-Syncopac), une référence absolue qui intègre les principales normes de gestion de la qualité (Iso 9001, Iso 22 000, etc) et la démarche HACCP (Règlement hygiène) ainsi que les lignes directrices du Guide européen des fabricants d’aliments composés (EFMC).

Le certificat convoité promet d’alléger considérablement la charge des audits qui peut peser très lourd sur le fonctionnement d’une usine fournissant des aliments composés pour plusieurs filières de productions animales sous signes officiels de qualité, sous certificat de conformité, ou selon les cahiers des charges de divers circuits de l’industrie alimentaire ou de la distribution. Le Snia et Coop de France Nutrition animale ont été assurés du bien fondé de leur démarche en octobre dernier par les trois principales organisations concernées, Inaporc (interprofession porcine), Fil Rouge (Label Rouge ruminants) et le Synalaf (labels avicoles). Il ne s’agit pas d’un certificat « tous en un » mais d’un « socle commun de référence » dont le but est de rationaliser les contrôles et d’alléger les prix de revient des aliments composés.

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Une longue histoire

L’idée déjà ancienne de rationaliser les contrôles des filières de qualité s’est concrétisée en juin 2005 avec la constitution d’un groupe de travail à la demande de la commission permanente de la CNLC (commission nationale des labels et certifications), la « commission Falconnet », du nom du président de l’ancienne institution. L’histoire du Guide de bonnes pratiques de l’aliment composé a elle-même débuté en 2001, quand le Snia et au Syncopac avaient lancé cette initiative commune. Le guide en question a été quatre fois révisé depuis, la quatrième révision, datant de février 2008, ayant été motivée par les observations de l’Afssa. Nombreux sont les fabricants qui l’appliquent. Le passage de témoin de la CNLC à l’Inao a retardé sa reconnaissance officielle.

Mais in fine, le chaînon de l’alimentation se félicite d’être « le premier secteur d’activité en France à mettre en application le dispositif de certification par tierce partie répondant aux recommandations du rapport Falconnet ».

Le dispositif n’a pas attendu la publication au JORF. Le cabinet Tetraedre, choisi en 2001, a formé et qualifié 28 auditeurs sur les 31 qu’avaient présenté leurs 15 organismes certificateurs accrédités (45011 pour les connaisseurs).

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