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Vin désalcoolisé : comment améliorer la perception des consommateurs ?

Une étude sur la perception des boissons No/Low et en particulier des vins désalcoolisés de l’Ifop a été publiée par FranceAgriMer le 15 janvier 2026. Elle met en avant les enjeux du développement de ces produits dans les habitudes des Français. 

Vins désalcoolisés en rayon d'un supermarché
Le vin désalcoolisé souffre d’un défaut de visibilité : « seule la moitié des consommateurs de vins classiques et de boissons No/Low hors vin connait le vin No ou Low », explique l'étude de FranceAgriMer publiée en janvier 2026.
© Moderato

«  64 % des Français interrogés déclarent envisager de consommer davantage ces produits [No/Low] à l’avenir » note l’étude de l’Ifop sur la Perception des consommateurs des produits No/Low publiée le 15 janvier 2026 par FranceAgriMer.

Sous la forme d’un sondage réalisé sur un panel représentatif de 1 111 français et de 12 entretiens, l’étude vise à comprendre les habitudes de consommation de ces boissons et « mettre en lumière les potentiels leviers de croissance de la catégorie, en particulier des vins ».

Lire aussi : Vin désalcoolisé : comment se lancer ?

Une consommation portée majoritairement par la bière

Parmi les sondés, 72 % déclarent avoir consommé au moins une boisson No/Low (<0,5% d’alcool et autre que les boissons rafraîchissantes naturellement sans alcool pour les « No », et >0,5 à 8,5 % pour les « Low ») au cours des douze derniers mois. Pourtant, cette dynamique est à relativiser pour le vin et les autres spiritueux. Car la tendance est grandement portée par le segment de la bière. « La pénétration de ces produits est presque dix fois plus importante que celle des vins », précise l’étude. 

Taux de pénétration des différentes boissons No/Low en 2025
Crédit : FranceAgriMer, 2026

Si le taux de pénétration (proportion de clients ou foyers ayant acheté le produit) des vins désalcoolisés est de 5 % dans l’étude, le baromètre Seeds/Moderato publié le 14 janvier 2026 estime que les consommateurs de vin sans alcool représentaient 19 % de la population française au cours des douze derniers mois. 

Lire aussi : 20 % de consommateurs de vin sans alcool en France

La définition du Low reste floue pour les consommateurs

D’après l’étude de l’Ifop, la définition des boissons « Low » est confuse pour les consommateurs. Les entretiens révèlent « un seuil de tolérance de maximum 4% pour qu’une boisson soit considérée comme Low ». Or, dans les définitions techniques, pour le vin notamment, ce seuil est de 8,5 %. 

Echelle de perception des consommateurs de la teneur en alcool par type de boisson selon l'étude FranceAgriMer, 2026.
Crédit : FranceAgriMer, 2026

Le vin est déjà perçu par les personnes interrogées comme une boisson légère à modérée en alcool. Le Low n’est donc pas une catégorie qui fait sens pour les consommateurs : « une réduction à 6 ou 8 % n’est pas significative pour eux », précise FranceAgriMer. Cette conclusion rejoint l’avis de Nicolas Dutour, œnologue conseil au Laboratoire Dubernet interrogé dans cet article. Selon lui, « les vins No ouvrent un champ commercial plus large ».

Relire : Plus d’un Français sur cinq a déjà consommé du vin sans alcool

Quels sont les enjeux pour améliorer la perception du vin désalcoolisé selon l’étude ? 

Une réassurance du goût et du processus de fabrication

La première raison de consommation du vin désalcoolisé est le désir de réduction de consommation d’alcool. Le goût n’arrive qu’en septième position. D’après FranceAgriMer, des a priori subsistent sur les qualités organoleptiques de ces produits.

Top 6 des barrières à la consommation des vins No/Low selon l'étude de FranceAgriMer, 2026.
Crédit : FranceAgriMer, 2026

Ces présupposés viendraient en partie d’une méconnaissance du procédé de désalcoolisation. Cette méthode est jugée « industrielle au premier abord » par les interviewés, comme allant à l’encontre « du savoir-faire traditionnel ». 

C’est d’ailleurs ce qui est mis en avant dans le baromètre de Seeds/Moderato : seulement 34 % définissent le vin sans alcool comme du vin désalcoolisé, 34 % comme du jus de raisin, 12 % comme un mélange des deux tandis que 30 % ne savent pas. FranceAgriMer propose alors de « rassurer les consommateurs sur le goût grâce à des dégustations et la garantie d’un produit similaire à un vin classique ».

 Lire aussi : Vin désalcoolisé : Castel-Vins investit dans une unité de désalcoolisation en Loire-Atlantique

Un manque de visibilité et de notoriété des vins désalcoolisés

Au-delà du goût, le vin désalcoolisé souffre d’un défaut de visibilité : « seule la moitié des consommateurs de vins classiques et de boissons No/Low hors vin connait le vin No ou Low », explique le sondage. Chiffre plus important que celui avancé par le baromètre Seed/Moderato, avec 32 % des sondés qui ignorent son existence. La présence faible des vins désalcoolisés dans les circuits de vente (supermarché, bars/restaurants, cavistes) empêche la « découverte spontanée des vins No/Low ».

A ce sujet, les entretiens réalisés par l’Ifop mettent en évidence l’importance accordée au packaging par les consommateurs et évoquent l’absence, pour le moment, de linéaire dédié à ce type de produit dans les supermarchés, pourtant « premier vecteur de notoriété des vins No/Low ».  

Lire aussi : Dry january : le vin sans alcool prend de l’ampleur

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