Installation
« Mon portage de foncier Terra Hominis est aussi un excellent réseau de commercialisation »
Terra Hominis met en place des portages de vignes, grâce à des groupements fonciers mutuels. Maxence Panchau, du domaine Cammaous et Caussarelle, à Vacquières dans l'Hérault, qui en bénéficie depuis 2018, est très satisfait de ce montage du point de vue financement mais aussi commercial.
Terra Hominis met en place des portages de vignes, grâce à des groupements fonciers mutuels. Maxence Panchau, du domaine Cammaous et Caussarelle, à Vacquières dans l'Hérault, qui en bénéficie depuis 2018, est très satisfait de ce montage du point de vue financement mais aussi commercial.
[Avec Noa Negre]
Maxence Panchau du domaine Cammaous et Caussarelle, à Vacquières (dans l'Hérault), exploite 7 ha sur les 15 ha de son vignoble qu'il loue a trois groupements fonciers mutuels.
Lors de son installation, en 2018, il n'avait pas les moyens d'acquérir ces vignes, il a donc eu recours à Terra Hominis. « Nous faisons appel à des amateurs de vin qui souscrivent des parts sociales de groupements fonciers mutuels (GFM), pour en moyenne 1 650 € par personne », explique Ludovic Aventin, le gérant de la société créée en 2011. Terra Hominis recrute, sur lettre de motivation, autant d'investisseurs qu'il en faut pour acquérir les parcelles qui sont ensuite louées par bail rural au vigneron. A ce jour, les groupements constitués comptent 5 364 personnes, soit environ 120-130 par groupement.
Lire un autre témoignage de portage de foncier initié par une cave coopérative : La Cave de Lugny installe un jeune viticulteur grâce à un portage de foncier
Un fermage payé en nature pour une meilleure rentabilité affichée auprès investisseurs
L'exploitant ne paye pas son fermage en euros mais en vin de son domaine. Les associés récupèrent leurs bouteilles au domaine et pour ceux les plus éloignées, Maxence leur expédie. « Si l'on considère le prix public de vente des bouteilles, le rendement est de 4,5 % environ pour les associés ; alors que pour un fermage en numéraire il ne serait que de 2%. Mais c'est une motivation accessoire pour les investisseurs », constate Ludovic Aventin. Terra Hominis ne souscrit pas de part, mais prend une commission sur chaque part sociale créée. C'est ensuite au vigneron locataire, actionnaire et nommé gérant, de faire vivre le groupement foncier.
Comme les associés, fiers de posséder quelques pieds de vigne, viennent avec des amis, le chiffre d'affaires peut atteindre une dizaine de millier d'euros ce jour-là
Maxence Panchau ne s'en plaint pas, au contraire, il y voit un réseau d'ambassadeurs de son vin et un circuit de commercialisation. Chaque année, il invite les associés des groupements mutuels à l'assemblée générale qui tourne aux agapes. Passé les formalités juridiques, il fait visiter et met toute l'assemblée générale à table. « Comme les associés, fiers de posséder quelques pieds de vigne, viennent avec des amis, le chiffre d'affaires peut atteindre une dizaine de millier d'euros ce jour-là », avoue-t-il.
Terra Hominis offre également aux associés et vignerons locataires une plate-forme de vente à des prix préférentiels, des club de dégustation. Bref un portage de foncier par les clients.