Chevreau : après des prix records à Pâques, que retenir du marché ?
Les prix du chevreau vifs ont entamé leur baisse saisonnière après avoir atteint des niveaux élevés à Pâques. La consommation de viande de chevreau demeure très saisonnière en France et les volumes exportés continuent d’augmenter.
Les prix du chevreau vifs ont entamé leur baisse saisonnière après avoir atteint des niveaux élevés à Pâques. La consommation de viande de chevreau demeure très saisonnière en France et les volumes exportés continuent d’augmenter.
La cotation nationale du chevreau vif a atteint 3,94 €/kg pour Pâques 2026, un niveau jamais vu à cette période. C’est 3,7 % de plus que le niveau de Pâques 2025 et 6,2 % de plus qu’à Pâques 2024. Les abattages de chevreaux avaient diminué de près de 10 % sur janvier et février, selon les données d’Agreste. En cause, la FCO, qui a limité les effectifs, mais aussi une meilleure dynamique laitière qui a incité certains éleveurs a gardé les animaux.
Pâques et Noël, les deux temps forts du chevreau
Pâques reste le temps fort annuel pour les chevreaux, puisque 53 % des abattages de 2025 ont eu lieu à cette occasion, rapporte l’Idele. Sur la campagne du printemps 2025, la production de viande de chevreau a été stable en têtes (240 000 têtes) et en hausse en volume à 1 350 téc (+3% /2024) en lien avec la hausse des poids moyens.
12 % des abattages de 2025 ont été concentrés sur novembre et décembre, mais la production de viande de chevreau a reculé de 13 % (à 340 téc) à cette période, car malgré la demande des abatteurs, les contraintes liées à la saisonnalité du chevreau sont très fortes, justifie l’Idele.
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Le cours moyen du chevreau vif était de 3,68 €/kg en 2025 (+4 %), calcule l’Institut, en lien notamment avec la hausse du coût de l’aliment d’engraissement.
Baisse des abattages de caprins en 2025
Sur l’ensemble de 2025, la production totale de viande caprine française a reculé de 3% par rapport à 2024 (-204 téc) à 5 600 téc. Les abattages de chevreaux sont en baisse en têtes (455 400) et en volume (2 650 téc). Les abattages de chèvres de réforme sont en recul en 2025, pour la troisième année consécutive. Ainsi, ils ont diminué de 5% en têtes et en volume en 2025 par rapport à 2024. Pour l’Idele, « le niveau du prix du lait, la stabilisation des charges et la faible productivité par animal ont pu inciter les éleveurs à conserver des animaux pour produire du lait », sans oublier les conséquences de la FCO sur la mortalité et la fertilité.
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Plus du tiers des volumes de viande caprine destinés à l’export
2 160 téc de viande caprine ont été exportées en 2025 (-1 % sur un an), toujours selon l’Idele. Les exportations représentent 38 % de la production française de viande de chevreau, 1 point de plus qu’en 2024. Avec plus de1 000 téc, le Portugal demeure, de loin, le premier acheteur de viande caprine française, malgré une baisse de 9 % des envois.
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La concurrence y est forte avec les viandes caprines grecques (envois en hausse de 37 % en 2025) et néerlandaises (+70 %). Les exportations de la France vers l’Italie ont, en parallèle, reculé de 2 % mais ceux vers l’Espagne ont progressé de 8 %. « À près de 21 millions d’euros, le chiffre d’affaires à l’export de la viande caprine progresse régulièrement sous l’effet de la hausse des volumes et de l’inflation » précise l’Idele.