Aller au contenu principal

La reprise de la consommation de viande de porc tarde

La viande de porc et la saucisserie fraîche perdent des acheteurs et leurs prix restent orientés à la baisse, tandis que les volumes en charcuterie résistent mieux grâce aux premiers prix.

<em class="placeholder">Les hypermarché perdent en trafic et le e-commerce progresseÉvolution des volumes en cumul de janvier à juillet 2024/2023</em>
Les hypermarché perdent en trafic et le e-commerce progresseÉvolution des volumes en cumul de janvier à juillet 2024/2023
© Source : Ifip d’après Kantarworldpanel pour FranceAgriMer

Sur le premier semestre 2024, les Français sont restés prudents quant à leurs achats alimentaires. Sur les sept premiers mois, la consommation apparente en viande porcine a augmenté de 1,4 % sur un an (1), tirée par la consommation hors domicile de type snacking, plus économique, au détriment de la restauration traditionnelle.

Lire aussi : La consommation de viande de porc en nette baisse en France

 Les volumes en restauration hors domicile tous segments confondus progressent de 1,5 %. En ce qui concerne la consommation à domicile, les volumes des ménages reculent de 3,9 % en viande de porc frais (2), de 8,4 % en saucisserie fraîche et de 1,3 % en charcuterie, principalement du fait de la hausse des prix. L’inflation, très présente sur le premier trimestre 2024, s’est atténuée progressivement ces derniers mois. Mais en alimentaire, malgré la décélération des prix, plus de 70 % des Français ont la perception d’une hausse continue sur les trois derniers mois (3). Pour réduire leurs coûts, ils déclarent limiter l’achat de certains produits (82,9 %) ou réduire les quantités achetées (79,3 %) et attendent davantage de promotion (57,3 %).

Mauvais temps sur les produits de barbecue

La météo capricieuse des mois de juin et juillet est venue s’ajouter à l’inflation, conduisant à un net recul des achats de produits estivaux. Sur les circuits de la grande distribution, le rayon coupe connaît un repli de 4,9 % de ses volumes. le libre-service se maintient. Les familles de produits plaisir tel que le saucisson sec et les jambons secs se redressent. Les essentiels, jambons cuits, lardons, poitrine, bacon et saucisses pâtes fines se tiennent ou limitent leurs pertes. En revanche, les produits plus traditionnels de la charcuterie, boudin et andouillettes, sont à la peine.

La descente en gamme se poursuit

Compte tenu de la pression budgétaire qui perdure, les consommateurs de charcuterie sont plus attirés par les premiers prix qui progressent de 9 % en volume. La chute des marques nationales se poursuit (-1,9 %) Quant aux marques de distributeurs, elles donnent des signes d’essoufflement avec un recul de leurs volumes de 1,2 %. Dans la grande distribution, le premier semestre a été marqué par de nombreux transferts d’enseignes, accompagnés de fermetures qui ont perturbé les performances des points de vente. Les discounters ont continué à perdre des positions en charcuterie (-1,8 %). En revanche, la dynamique de l’e-commerce s’est poursuivie (+ 9,5 %). Des signes encourageants en matière de recul de l’inflation des produits du porc sont observés ces dernières semaines. Cependant, la morosité devrait perdurer notamment pour des raisons macroéconomiques, 7 Français sur 10 faisant part de signes d’inquiétude quant à leur situation financière de fin d’année.

Valérie Diot valerie.diot@ifip.asso.fr

(1) L’analyse est effectuée en cumul annuel à date sur les 7 premiers mois de l’année.
(2) Regroupe les viandes piécées : côtes, escalopes, filet et rôti.
(3) Enquête Appinio, septembre 2024.

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Gurvan Philippe et Cynthia, salariée spécialisée sur le naissage : « Les pesées des porcelets sont enregistrées sur un tableur, avec un suivi par truie et par rang de ...</em>
« Nous avons gagné 2,5 porcelets sevrés par portée en trois ans »

L’EARL Philippe, dans le Finistère, a amélioré sa productivité tout en réduisant le taux de perte sur nés vivants, grâce à une…

<em class="placeholder">Korentin Boutoux et Xavier Blouin, les deux gérants de la ferme de Keraziou, avec Lionel Ac&#039;h (Autret Soutions) à gauche et Yvon Dodier, Tecarmor &quot; Les banques ont accepté ...</em>
"Avec notre nouvelle faf, nous misons sur l’autonomie alimentaire pour notre élevage de 650 truies naisseur-engraisseur dans les Côtes d'Armor"

À la Ferme de Keraziou, la nouvelle fabrique d’aliment à la ferme conçue pour nourrir 650 truies et leur suite est une étape…

<em class="placeholder">Elevage porcin / engraissement / porcs Label rouge / caillebotis</em>
La marge brute des élevages porcins bretons décroche fin 2025

Après les bons résultats des dernières années, la rentabilité des élevages bretons s’est renversée au second semestre 2025, d'…

<em class="placeholder">L’Espagne valorise la plupart des produits de charcuterie-salaison à un niveau supérieur à celui des autres exportateurs européens.</em>
La filière porcine espagnole, un leader porté par sa stratégie à l’export

En trois décennies, l’Espagne est devenue un acteur central du commerce mondial du porc. Son modèle repose sur une stratégie…

<em class="placeholder">« Face à une consommation sous tension, il est important de bien comprendre le besoin pour s’adapter » a insisté Olivier Chaillou (à gauche), président de Terrena, ...</em>
Montée en gamme en porc et diversification chez Terrena

Dans un marché porcin plus volatil, Terrena veut faire reconnaître et valoriser la production française.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)