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La Normandie mise sur 100% des élevages repris d’ici 2035

La Normandie, 4e région productrice de porcs en France, ne déroge pas aux enjeux du renouvellement des générations. L’ARIP (Association Régionale Interprofessionnelle Porcine), en collaboration avec l’UNGP (Union normande des groupements porcs), s’impliquent dans des actions promouvant les métiers en élevages porcins.

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Lors de la table ronde, Antonin Robin (à droite), apprenti chez Porc Armor Évolution et futur éleveur de porcs, a rappelé l’importance des formations au management pour préparer la nouvelle génération d’éleveurs.
© E. Desdouets

Entre 2019 et 2026, le nombre de sites professionnels a diminué de 31% en moyenne, représentant une baisse de 43% des élevages naisseurs-engraisseurs et 21% des post-sevreurs-engraisseurs. La région normande compte aujourd’hui 436 élevages professionnels, dont 52% sont situés dans la manche

Avec un objectif d’ici 2035 de 100% de reprises de élevages transmissibles, l’ARIP et l’UNGP ont présenté, lors de leur assemblée générale, leurs actions de communication sur l’attractivité du métier, notamment auprès d’élèves. Elles ont également mis en avant la campagne digitale lancée en 2025. Discuté lors de la table ronde, des professionnels de la filière ont partagé leurs expériences et rappelé des points importants pour permettre le renouvellement des générations, ainsi que la transmission des outils. 

Des exemples de transmission

Yvan Fourré, qui a transmis son exploitation à son fils en avril 2026, a souligné la nécessité d’investir en permanence pour conserver un outil performant. Nathan Leforgeais, troisième génération de l’entreprise de salaison du même nom située à Saint-Laurent-de-Cuves, note l’importance de l’accompagnement de son père dans cette transmission progressive. Enfin, Stephane Besselièvre, non issu du milieu agricole, s’est installé à 48 ans, après une carrière dans l’industrie pharmaceutique. Aujourd’hui âgé de 55 ans, l’éleveur est épanoui dans son métier et ne regrette aucunement son changement de vie. "Quand on discute du renouvellement de génération, c’est bien évidemment nécessaire de parler des jeunes. Mais il ne faut pas oublier ceux qui comme moi souhaite changer de vie et se reconvertir plus tard.", conclut-il. 

 

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