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[Covid-19] Ruée sur les sachets de farine dans les grandes surfaces

Les ventes en sachet ont explosé dans la grande distribution. Pour les meuniers, cela ne compensera pas l’effondrement de l’activité des boulangeries artisanales.

Les ventes en sachets ont été multipliées par deux ou trois depuis le début du confinement, amenant les meuniers à adapter leurs lignes de production. © G. Omnès
Les ventes en sachets ont été multipliées par deux ou trois depuis le début du confinement, amenant les meuniers à adapter leurs lignes de production.
© G. Omnès

Des rayons de supermarchés vidés de leurs pâtes et de leur farine : ces scènes, inédites depuis la seconde guerre du Golfe en 2003, ont de nouveau fait la une après l’annonce du confinement. De nombreux consommateurs se sont précipités dans les grandes surfaces pour faire des stocks de denrées de première nécessité qui se conservent facilement, à commencer par ces produits céréaliers. Pour la farine, les ventes ont plus que doublé, certains meuniers évoquant une multiplication par vingt ! Le confinement a suscité chez les Français un regain d’intérêt pour le pain maison, plutôt que de se rendre quotidiennement à la boulangerie. Et la confection de gâteaux est un passe-temps efficace lorsqu’il s’agit de garder des enfants à domicile.

Un marché du sachet très minoritaire

Du côté des meuniers, il a fallu s’adapter pour répondre à cette brusque augmentation des ventes en sachet qui ne représentent habituellement que 5 % des 3,9 millions de tonnes de farine consommées par an. « La meunerie française est sur le pont pour fournir et la disponibilité en blé est suffisante, mais elle est confrontée à des difficultés de transport et d’approvisionnement en emballages », explique Aurore Bescond, secrétaire générale adjointe de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF). Horaires rallongés, renforcement des équipes d’ensachage… tout est fait pour alimenter les magasins, ce qui n’empêche pas des ruptures de stock temporaires. Mais l’explosion des ventes en sachet est l’arbre florissant qui cache une forêt bien plus mal en point. Cette hausse des volumes sur un segment minoritaire est en effet bien loin de compenser la perte sur le débouché de la boulangerie artisanale, qui représente le tiers de la consommation française. Au cours des premières semaines de confinement, les boulangeries ont en effet vu leur activité divisée par deux, ce qui va se répercuter violemment sur les ventes des meuniers.

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