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Transition agroécologique des filières fruits et légumes : Lidl présentera les travaux engagés avec ses fournisseurs au salon de l’Agriculture

Lidl a finalisé le 8 janvier ses rencontres avec ses fournisseurs fruits et légumes dans le cadre de la Tournée en Terres d’Avenir. Objectif : mieux comprendre les défis des producteurs pour les accompagner dans la transition agroécologique. Bilan et plan d’action pour les différentes filières fruits et légumes seront présentés au salon de l’Agriculture. 

Mariane Naudin de Lidl entourée d'intervenants des filière fruits et légumes du Nord-Ouest à la dernière table ronde de la Tournée en terre d'avenir de Lidl à Pont-Saint-Martin, en Loire-Atlantique le 8 janvier 2025.
Les filières fruits et légumes des Pays de la Loire, de Bretagne, de Normandie et du Centre Val de Loire fournisseuses de Lidl étaient conviés lors de la dernière rencontre de la Tournées en Terres d’Avenir de l’enseigne.
© Véronique Bargain

Cinq ans après le lancement de sa démarche de co-construction avec ses fournisseurs de filières fruits et légumes durables, Lidl a organisé le 8 janvier en région nantaise (à Pont-Saint-Martin, en Loire-Atlantique) une rencontre de ses 22 fournisseurs du Nord-Ouest. La journée était la dernière de la Tournée en Terres d’Avenir du distributeur, lancée en mai 2024, qui avait déjà comporté des rencontres avec ses fournisseurs du Sud-Ouest, du Nord et de la Belgique, du Nord-Est, du Sud-Est, du Maroc et du Grand Import.

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Mieux comprendre les défis et les freins techniques des producteurs pour la transition agroécologique

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« En 2020, Lidl a engagé avec ses fournisseurs une démarche de co-construction de feuilles de route comportant des engagements, des objectifs et des plans d’action pour améliorer l’aspect environnemental et social des produits, rappelle Marianne Naudin, cheffe de projet RSE Achats fruits et légumes. La phase opérationnelle est déjà engagée sur 12 filières prioritaires. L’objectif avec la Tournée en Terres d’Avenir était de mieux comprendre les défis et les freins techniques des producteurs pour accélérer la transition agroécologique ». 

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Bilan et déploiement opérationnel seront présentés au salon de l’Agriculture

Avec la rencontre du Nord-Ouest, les 67 filières fruits et légumes fournisseuses de Lidl impliquant 150 fournisseurs sont désormais sensibilisées aux 15 enjeux et 50 objectifs définis par l’enseigne pour faciliter la transition agroécologique. Le bilan et le déploiement opérationnel pour les filières devraient être présentés au salon de l’Agriculture.

 

Préserver la biodiversité

Après l’adaptation au changement climatique dans le Sud-Ouest, le sol dans le Nord, l’eau dans le Sud-Est, les interprofessions et les territoires dans le Nord-Est, l’accent était mis cette fois sur la biodiversité et sur certains aspects sociaux. En région nantaise, face aux attentes sociétales et à la diminution des solutions phytosanitaires, des actions sont menées depuis plusieurs années pour préserver la biodiversité. « Le Comité départemental de développement maraîcher, le CDDM, accompagne depuis longtemps les maraîchers sur l’aménagement des abords de parcelle et les haies, explique Sylvain Gérard, coordinateur du CDDM. Il y a aussi depuis quinze ans un fort développement des couverts végétaux, qui augmentent le taux de matière organique des sols et limitent les problèmes sanitaires ». 

« Nous installons des haies, des jachères fleuries et des couverts végétaux, notamment l’été après la mâche, depuis longtemps, a également témoigné Thibaud Vinet, de la Serre des 3 Moulins. La protection biologique intégrée est généralisée sous serre. Et nous testons le maraîchage en sol vivant et la conservation des auxiliaires dans les serres grâce à des plantes mellifères ».

Certaines limites apparaissent toutefois : « Les haies ramènent des auxiliaires, mais aussi des ravageurs, souligne Thibaud Vinet. Et les feuilles des arbres augmentent le risque de corps étrangers dans les produits. De même, les résidus des couverts végétaux peuvent gêner la réalisation d’un lit de semence très fin, indispensable pour la mâche ».

 

Un aide au financement de pratiques agroécologiques par Lidl

« Il faudrait valoriser l’engagement des producteurs pour la biodiversité, par exemple par l’affichage environnemental ou des certificats de biodiversité », estime Jérôme Lesage, responsable biodiversité agricole de l’association Noé qui œuvre pour la sauvegarde de la biodiversité depuis une vingtaine d’années.

« Un des objectifs de Lidl est d’avoir 10 % d’infrastructures agroécologiques sur chaque exploitation en 2030, indique Marianne Naudin. Nous pouvons par exemple financer des semences de jachère fleurie ». 

 

Autre sujet abordé : le logement des saisonniers

La journée Lidl du 8 janvier a abordé un autre défi pour de nombreux producteurs : le recrutement et plus spécialement pour les maraîchers nantais qui font fortement appel à de la main-d’œuvre étrangère, le logement des saisonniers. Si certains maraîchers optent pour des logements temporaires (mobil-homes), la Serres des 3 Moulins a fait le choix de rénover d’anciennes habitations pour y loger une partie des saisonniers. La réglementation interdisant la construction d’habitations sur les terres agricoles, même pour y loger des salariés, des négociations sont également en cours pour assouplir cette réglementation.

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