Coopératives en fruits et légumes : favoriser l’esprit d’entraide pour attirer des adhérents
Les nouveaux adhérents sont aussi attirés par l’esprit collectif et les divers soutiens possibles, par exemple sur la paperasse administrative.
Les nouveaux adhérents sont aussi attirés par l’esprit collectif et les divers soutiens possibles, par exemple sur la paperasse administrative.
S’épanouir au sein d’un collectif où règne l’entraide et, plus prosaïquement, bénéficier de services mutualisés rendus possibles grâce à la coopérative : ces deux éléments sont prisés par les nouveaux adhérents.
Organiser des groupes de travail et commissions jeunes
Une coopérative où l’entraide est forte – en particulier au niveau intergénérationnel – aura plus de chances de répondre aux attentes des nouveaux adhérents, surtout s’ils sont jeunes ou débutants. Cela peut prendre la forme de groupes de travail thématiques, de réunions en bouts de champs ou encore de boucles WhatsApp où demander conseil à ses pairs. « L’un de nos membres est mort subitement sur sa parcelle, se souvient avec tristesse Jean-Bernard Cherblanc, directeur du secteur fruits frais chez Sicoly. Son exploitation a été reprise par l’un de ses enfants, âgé de 20 ans seulement, qui n’était pas du tout dans le secteur agricole. Grâce à nos techniciens mais également à l’entraide au sein de la coopérative, son installation s’est très bien passée. »
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Et pour créer en complément une sphère d’échanges dédiée aux jeunes, il peut être intéressant d’instaurer une commission « jeunes » au sein de la coopérative. À la Sica Saint-Pol-de-Léon, celle-ci se réunit régulièrement sur des thématiques communes. « L’administrateur stagiaire, qui anime cette commission, remonte au conseil d’administration les attentes particulières des jeunes et redescend les orientations de la coopérative », relate la Sica sur son site.
Les coups de pouce sur la paperasse
Pour alléger les adhérents débordés par les corvées administratives (qu’ils soient nouveaux ou non), la Sica s'appuie sur un groupement d’employeurs (GIE) avec des tarifs « très compétitifs, entre 23 et 26 euros de l’heure », pointe le directeur général Olivier Sinquin. Concrètement, une personne compétente se rend sur l’exploitation du producteur, généralement pendant une demi-journée, pour l’aider sur tout type de tâches. « C’est très variable, cela va du rangement des factures à la transmission d’éléments comptables, en passant par l’enregistrement de données sur tel ou tel logiciel », illustre-t-il. Une mesure salutaire, au regard des semaines très chargées des maraîchers et arboriculteurs, et alors que les jeunes générations sont plus attentives à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. « Un jeune qui veut épouser le monde agricole sait bien qu’il ne fera pas 35 heures par semaine, mais 80 heures toute une vie, ce n’est pas entendable », observe Olivier Sinquin.