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Fruits et légumes bio : renforcer les liens avec l’aval et maîtriser la data, deux leviers de croissance à travailler

Repenser les liens avec l’aval et mieux collecter et analyser les données disponibles sont deux leviers de croissance évoqués par les acteurs de la filière AB.

<em class="placeholder">Cueillette de carottes bio et confection de bottes, dans un champ dans le Calvados, en France. </em>
Une plus grande proximité entre l’amont et l’aval serait bénéfique aux agriculteurs, d’après plusieurs acteurs interrogés.
© Réussir

« En bio, l’amont n’est pas assez connecté avec l’aval », analyse Fanny Lemaire, présidente d’Interbio Pays de la Loire. Cela s’expliquerait par une certaine méfiance des producteurs, mais pas seulement. « Les rotations longues et la plus grande diversité de cultures portent naturellement les producteurs de fruits et légumes biologiques vers la vente directe, et moins vers l’aval. »

Pourtant, une plus grande proximité entre l’amont et l’aval serait bénéfique aux agriculteurs, d’après plusieurs acteurs interrogés. « Je conseille d’oser contacter les transformateurs et les distributeurs pour créer du lien, trouver de nouveaux débouchés, réinventer ses circuits de commercialisation, comprendre les besoins et anticiper les filières de demain », explique par exemple Bastien Boissonnier, chargé de projets filières au sein du Cluster Bio Auvergne Rhône-Alpes. Des réseaux tels que le Cluster, les InterBio et les chambres d’agriculture facilitent ces contacts.

Mieux maîtriser les données en agriculture biologique

Autre levier : la data. L’idée est de mieux mettre en adéquation l’offre avec la demande, en particulier pour le maraîchage, par nature plus agile que l’arboriculture. « Nous planifions les cultures à partir d’estimations, mais nous devons aller encore plus loin sur la donnée », explique ainsi Yoann Morin, responsable communication et administrateur de la coopérative BioBreizh, spécialisée en fruits et légumes bio. La structure récupère les données des ventes auprès de ses metteurs en marché, parmi lesquels Poder ou Pronatura, et réalise des projections à N+1. Côté amont, elle compile aussi les données. « C’est un travail de fourmi, résume Yoann Morin. On recueille les informations par différents canaux : oralement par téléphone, par mail… » Des ateliers de planification sont organisés par catégorie de cultures (exemple : allium, crucifère, plein champ, sous abri…), réunissant les producteurs et des metteurs en marché. Puis la coopérative élabore un plan de mise en cultures à N+1, en demandant si nécessaire des ajustements équitablement répartis entre producteurs. « Si le marché a besoin, imaginons, de 1 000 tonnes d’échalote, on ne va pas en produire 2 000. Chaque producteur va baisser sa production d’un certain pourcentage. » Une piste d’amélioration, à l’étude, serait la création d’un outil de collecte de données basé sur l’intelligence artificielle, afin de libérer du temps pour les missions d’analyse de ces informations.

Lire aussi : Agriculture biologique : la Fnab lance un projet de recherche sur la réduction du travail du sol

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