« J’ai refait les silos et posé une résine sur les tables d’alimentation »

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La ration de base est distribuée une fois par jour (moitié ensilage de maïs, moitié ensilage de seigle, trèfles et vesce et de RGH et trèfles). Crédits : © S.Bourgeois
« Les silos sont maintenant bien agencés avec des revêtements en bon état », explique Romain Lalouelle. Crédits : © S.Bourgeois
Un ragréage a été réalisé sur l’ancien béton, puis deux couches de peinture époxy accompagnées d’un durcisseur et une couche de résine polyuréthane ont été posées. Crédits : © S.Bourgeois
Le niveau du sol des silos a été refait et un enrobé a été posé. Crédits : © S.Bourgeois

À la Ferme des trois vallées dans la Manche, Romain Lalouelle a développé la place de l’ensilage d’herbe sans son système. Pour une meilleure valorisation de ses fourrages, il a posé un enrobé sur le sol des silos et une résine sur la table d’alimentation.

Romain Lalouelle, installé à La Luzerne, dans la Manche, a réduit très fortement la place de l’enrubannage dans son système fourrager pour le baser sur l’ensilage d’herbe. « J’ai fait ce choix pour raison pratique », explique l’éleveur qui est double actif, avec un emploi à temps plein et un troupeau de 35 limousines et 7 Wagyu. « J’ai déjà du maïs fourrage à désiler, donc c’était plus ergonomique de donner de la place dans le système à un autre ensilage. » Aussi, la largeur des couloirs rend délicat de distribuer de l’enrubannage et de l’ensilage de maïs dans ses bâtiments. Et il ne voulait plus utiliser autant de plastique. Surtout, le coût de chantier de récolte ramené à la tonne de fourrage est imparable. « J’en ai pour environ 60 €/tMS en enrubannage, à raison de 15 euros par balle en rotocut, contre 20 €/tMS en ensilage (1 075 euros d’ensileuse pour 55 t MS) – et une bâche à 100 euros. » Cette année, 50 à 60 tonnes de mélanges de seigle, de vesce et de trèfles, ainsi que des associations de RGH et de trèfles, ont été ensilées fin avril.

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Romain Lalouelle, éleveur de Limousines, a placé côte à côte le silo de l’herbe et celui du maïs et posé un enrobé pour un sol propre et régulier. 

Romain Lalouelle a engagé dans la foulée plusieurs travaux sur ses installations pour améliorer la valorisation par le troupeau des fourrages. Il a placé côte à côte le silo de l’herbe et celui du maïs. Avec les conseils d’un terrassier, le niveau du sol a été refait avec régularité et pente d’écoulement et des murs en agglos parfaitement d’équerre. Un enrobé a été choisi pour le sol. « L’enrobé est un matériau rapide à poser et économique par rapport au béton. C’est maintenant très pratique pour le travail de tous les jours. Je fais juste attention à ne pas y stocker de matériel susceptible de perdre des hydrocarbures – huile ou gasoil – qui l’endommageraient. » Chacun des deux silos mesure 6 mètres de large pour l’ensilage d’herbe et 9,50 mètres pour le maïs et le front avance suffisamment vite par rapport à la taille du troupeau (objectif d’avancement par jour de 10-15 cm l’hiver et 20 à 25 cm l’été).

Pas d’échauffement de la ration dans l’auge

Les tables d’alimentation ont aussi été rénovées. « Dans les irrégularités du béton, la ration se coinçait et quand on repoussait, cela faisait une purée et chauffait. Pour éliminer ces pertes, j’ai posé une résine. » Romain Lalouelle a réalisé un ragréage sur l’ancien béton, puis a posé deux couches de peinture époxy accompagnées d’un durcisseur et une couche de résine polyuréthane. Le coût total est d’environ 1 200 euros de fournitures pour 90 m de longueur de la table d’alimentation.

Désormais, sur l’enrobé devant les silos, Romain Lalouelle prend avec la griffe du tracteur deux poignées d’ensilage d’herbe et deux poignées d’ensilage de maïs, qu’il remue deux fois ensemble avant de les placer dans la désileuse portée qui a 20 ans. Minéraux et, si besoin selon les résultats d’analyse, tourteau de colza, sont ajoutés au seau. « C’est un équipement adapté à la taille du troupeau qui permet de donner une ration homogène à tous les animaux en même temps. Avant, ils mangeaient l’ensilage de maïs avant d’aller se servir l’enrubannage au râtelier, ce qui est moins favorable à une bonne rumination. »

Environ 90 balles d’enrubannage par an sont encore stockées, car c’est pratique pour un petit lot ou au râtelier à l’automne.

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Fiche élevage

80 ha de SAU dont 25 ha de céréales, 5 ha de maïs ensilage et 50 ha de prairies

35 limousines et 7 Wagyu

Vente directe de viande et vente de reproducteurs

1 UMO

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