Les céréales immatures : Un levier d'opportunité pour une récolte précoce de fourrage au printemps prochain

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Pour l’orge d'hiver, les observatoires d’Arvalis indiquent au stade épi 1 cm (fin mars) un potentiel de rendement de 2,2 tMS/ha, au stade dernière feuille étalée (Z39) un rendement de 5,4 tMS/ha. Crédits : © P.Cronenberger

Ensiler des céréales immatures pourra permettre de disposer dès avril mai d’un fourrage de bonne qualité. Des essais de 2025 et 2026 conduits par Arvalis et l’Institut de l’élevage fournissent des références pour le seigle fourrager, le seigle forestier et l’avoine d’hiver.

En 2025 et 2026, différentes céréales ont été testées en dérobées hivernales avant un maïs par Arvalis dans la Meuse et en Loire-Atlantique et par l’Institut de l’élevage dans le Morbihan. Ensilées en avril, leur valeur alimentaire est bonne, et elles pourront permettre cette année en particulier de disposer d’un stock fourrager tôt dans la saison s’il y a besoin de faire la soudure avant la reprise du pâturage.

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« L’orge et l’avoine démarrent rapidement en sortie d’hiver. Les différents types de seigle et le triticale ont une dynamique plus lente » indique Célia Lefebvre d’Arvalis. Le seigle forestier et l’avoine ont plutôt tendance à taller avant l’hiver, ce qui donne une couverture du sol plus importante, et à se redresser plus tardivement que le seigle fourrager.

Un coût de production d’environ 110 euros/tMS pour l’orge d’hiver

Dans ces essais, les semis ont été réalisés entre le 15 septembre et le 15 octobre, avec deux apports de 45 unités d’azote à 200 degrés-jours (base 0° le 1er janvier) et 30 jours après. La récolte est intervenue entre le 8 et le 22 avril. « L’hiver 2024-2025 a été très humide et a fortement pénalisé l’implantation et en conséquence les rendements », explique Célia Lefebvre. En moyenne sur les trois sites et les deux années d’essais, le rendement tourne autour de 4,5 tMS/ha avec une valeur entre 0,9 et 1 UFL/kgMS et 12 à 15 % de MAT. Pour l’orge d’hiver, le rendement est plus important mais la valeur alimentaire un cran en dessous (voir tableau).

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L’ensilage est la technique de récolte la plus appropriée à ce stade avec des teneurs en matière sèche comprises entre 18 et 20 %. « Les céréales immatures peuvent être incorporées dans un silo d’ensilage de prairies » indique Célia Lefebvre. Les céréales immatures sont très compétitives sur le marché actuel des fourrages. « Pour une orge, le coût de production revient à environ 110 euros/tMS sans compter la main-d’œuvre » calcule Célia Lefebvre.

 

Rendements et valeurs alimentaires de céréales récoltées immatures

Moyennes ajustées sur trois sites d’essais en 2025 et 2026. Les dates de récolte se sont échelonnées du 8 au 22 avril. 

Espèce
Rendement
Taux de MS
MAT
UFL
Seigle fourrager
4,8 tMS/ha
18,6 %
11,98 %
0,91g/kg MS
Avoine d’hiver
4 tMS/ha
19,2 %
13,80 %
1,01g/kg MS
Seigle forestier
3,8 tMS/ha
18,9 %
14,91 %
0,94 g/kg MS
Pour l’orge d'hiver, les observatoires d’Arvalis indiquent au stade épi 1 cm (fin mars) un potentiel de rendement de 2,2 tMS/ha, au stade dernière feuille étalée (Z39) un rendement de 5,4 tMS/ha, et les tables Inrae 2018 indiquent à floraison une valeur de 0,76 g/kgMS d’UFL avec 12 % de MAT.
Source : Arvalis
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