Oscar Wohleber, vigneron prestataire de services à cheval et salarié viticole à Andlau dans le Bas-Rhin Diversification viticole en Alsace : « Je m’assure un revenu entre ma vigne, mon cheval et mon patron »

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Oscar Wohleber, a créé son entreprise de prestation il y a trois ans, avec John, son cheval comtois. Crédits : © O. Wild

« J’ai trois activités : ma vigne et mon cheval assurent la moitié de mon revenu, l’autre moitié provient de mon travail de salarié au Domaine Kreydenweiss, en biodynamie. Avec ce système, je n’ai pas tous mes œufs dans le même panier. Pour l’instant, tout se passe bien. Mais il faut rester humble.

 

 
<em class="placeholder">Oscar Wohleber, prestataire de services à cheval, vigneron et salarié viticole à Andlau dans le Bas-Rhin, avec John, son cheval comtois</em>
Oscar Wohleber et John travaillent dans des parcelles pentues. © O. Wild

Je suis issu d’une famille viticole, ma sœur a repris le domaine familial. De mon côté, j’ai travaillé six ans en mécanique moto, mais l’appel de la nature a été le plus fort et je suis revenu vers la viticulture. Je cultive une parcelle escarpée sur un terroir de granite. J’avais le projet de travailler avec un cheval depuis longtemps et j’ai pu créer mon entreprise, « Oscar wild », il y a trois ans.

Je me suis formé chez Jean-Louis Cannelle, dans le Doubs, une référence de la traction animale. J’ai acheté mon cheval comtois, John, chez lui, dressé, à l’âge de trois ans. J’interviens toujours sur les mêmes parcelles, sur 4 hectares dans trois domaines viticoles, au maximum à 3 km à la ronde. Ce sont des parcelles pentues, difficiles d’accès. Nous avons eu un peu de mal au début avec les mottes, les ronces, mais maintenant, c’est plus facile.

Tout le monde travaille en confiance

J’effectue le buttage, le décavaillonnage, puis deux griffages en général. Il faut intervenir au bon moment, car je ne peux pas mettre plus de gaz ! Un cheval n’est pas un tracteur. Il faut le comprendre. Le secret pour que tout fonctionne bien est que tout soit très bien entretenu : le cheval, le matériel, le van et le conducteur. Nous travaillons 15 à 20 ares en trois heures en moyenne.

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<em class="placeholder">Oscar Wohleber, prestataire de services à cheval, vigneron et salarié viticole à Andlau dans le Bas-Rhin, avec John, son cheval comtois</em>
Pour que tout se passe bien, Oscar Wohleber veille à ce que le cheval, le matériel, le van et le conducteur soient bien entretenus. © O. Wild

Pour l’organisation, tout le monde travaille en confiance. Mon temps salarié est annualisé, avec beaucoup de flexibilité. De mars à fin juin, puis en novembre-décembre, je travaille tous les mardis et jeudis matin avec mon cheval. Pour ma vigne, il reste les samedis. Je vends mes raisins à Arthur Bohn, l’un des domaines chez qui j’interviens. »

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