Guerre au Moyen-Orient
Engrais azotés : comment faire face à la hausse des prix ?
La hausse du prix des engrais continue de tendre les trésoreries des exploitations de grandes cultures. Si la plupart des céréaliers ont sécurisé leurs besoins pour la campagne 2026 en achetant tôt, parfois dès le printemps 2025, beaucoup regardent désormais 2027 avec inquiétude. Dans plusieurs régions, les premiers tarifs annoncés sur l’azote liquide ou l’ammonitrate repartent fortement à la hausse sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et du coût de l’énergie. Certains producteurs envisagent déjà de réduire les doses d’azote, d’arbitrer entre ammonitrate et solution liquide, voire de revoir leurs assolements pour limiter les charges. « Je suis couvert pour 2026, mais très inquiet pour la suivante », résume un agriculteur interrogé par Réussir Grandes Cultures. Dans le même temps, Bruxelles tente de calmer le jeu : la Commission européenne vient d’annoncer au moins 200 millions d’euros d’aides pour les exploitations les plus touchées par la flambée du prix des engrais, tout en confirmant le maintien du mécanisme carbone aux frontières (MACF), toujours contesté par les organisations agricoles.
Retrouvez l'ensemble des articles de Réussir.fr sur le sujet dont plusieurs pistes concrètes pour ajuster la fertilisation sans pénaliser la marge ni le potentiel des cultures. Des essais et témoignages montrent qu’un pilotage plus fin des apports azotés peut permettre d’économiser jusqu’à 20 à 25 unités d’azote tout en maintenant rendement et protéines grâce aux outils d’aide à la décision, aux reliquats sortie hiver, au pilotage du dernier apport ou encore à l’imagerie satellite.